La présidente de la Hindu House, Luxshemee Ramdhun-Bundhun, souhaite que toutes les langues ancestrales aient leur place à l’Assemblée nationale. Elle a lancé cet appel ce samedi 24 octobre, au siège de l’association, à Cassis, lors d’une cérémonie donnant le coup d’envoi des festivités de Divali.
Placées sous le thème « Une lumière pour la paix dans le monde », ces célébrations ont été l’occasion pour elle de défendre la paix, la tolérance et l’unité, tout en plaidant pour la préservation des langues ancestrales et la reconnaissance de la diversité culturelle mauricienne.
Dans son discours, Luxshemee Ramdhun-Bundhun a rendu hommage aux ancêtres ainsi qu’à ceux qui ont œuvré pour protéger cet héritage. Elle a notamment évoqué le rôle de sir Seewoosagur Ramgoolam dans les années 1940, sous l’administration coloniale, en faveur de la préservation et de la reconnaissance du bhojpuri, de l’hindi, du tamoul, du télougou, du marathi, de l’ourdou, du gujarati et du mandarin.
Selon elle, cet engagement a contribué à poser les bases permettant au patrimoine multiculturel mauricien de s’épanouir aujourd’hui. Invoquant la philosophie nationale de l’unité dans la diversité et les principes de l’UNESCO relatifs à la préservation et à la promotion des langues, elle a estimé que le Parlement ne devait laisser aucune langue de côté.
S’adressant aux parlementaires présents, la présidente de la Hindu House a souhaité que le Select Committee chargé d’examiner l’utilisation du kreol morisien à l’Assemblée nationale prenne également en considération l’ensemble des langues ancestrales pour leur utilisation dans ce « temple de la démocratie ».
Elle a aussi salué l’engagement de Sarita Boodhoo, présente à la cérémonie. « Notre sœur Sarita Boodhoo, qui a aujourd’hui 84 ans, continue de lutter pour le bhojpuri, mais aussi pour que toutes les langues ancestrales aient leur place à l’Assemblée nationale », a-t-elle déclaré, appelant le gouvernement à honorer ce combat.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités politiques, dont Roubina Daureeawoo, Rajen Narsinghen et Khushal Lobine. L’ancien ministre Steven Obeegadoo et la mairesse de Port-Louis, Christelle Pondard, figuraient également parmi les invités, aux côtés de représentants religieux et de membres de la Hindu House.
Associant la portée spirituelle de Divali à un appel à la responsabilité collective, Luxshemee Ramdhun-Bundhun a souligné que la lumière célébrée lors de cette fête devait aussi se traduire dans les actes, par davantage de compréhension, de solidarité et de respect entre les communautés.
