Le Convergence des syndicats de la Poste a organisé, ce mardi, une grande assemblée générale d’information et de protestation devant la direction générale de la Poste. Face aux nombreux agents venus de différentes localités du pays, les syndicalistes ont exigé le départ du directeur général, qu’ils accusent de manquer de vision et de mettre en danger l’avenir de l’entreprise.
Prenant la parole, Assatou Fall, présidente du Comité interprofessionnel des femmes du SNPTP, secteur Poste, a vivement critiqué la gestion actuelle de la société. Elle a notamment dénoncé l’absence du directeur et le contraste entre ses conditions de vie et celles des travailleurs, confrontés, selon elle, à des situations catastrophiques.
« Le président le plus absent de la Poste. Monsieur le directeur, tu es le seul à vivre bien au moment où tes agents sont dans des situations catastrophiques. La Poste n’a même pas d’organigramme. Si on est unis, rien ne nous est impossible », a-t-elle déclaré.
Ibrahima Sarr charge le directeur
Dans la même dynamique, Ibrahima Sarr a dressé un bilan sévère de la gestion du directeur général, affirmant que ce dernier, en deux ans, n’a enregistré aucun résultat notable.
« Na dém », a-t-il lancé, estimant que le directeur n’a apporté ni vision ni bilan à l’entreprise. Selon lui, les opérations sont à l’arrêt et le responsable actuel constitue un obstacle au redressement de la Poste.
« Il doit partir pour que la Poste puisse retrouver son dynamisme. Il fait ombrage à la Poste », a-t-il soutenu, qualifiant le directeur d’incompétent et l’accusant d’avoir contribué au recul de l’entreprise ainsi qu’à la démotivation des employés.
Le syndicaliste a également pointé du doigt les conditions de travail difficiles auxquelles les agents seraient confrontés. Il accuse par ailleurs la direction de privilégier les prélèvements sur les acquis des travailleurs au détriment d’une véritable politique de développement.
Des inquiétudes sur l’avenir de l’entreprise
Au-delà de la gestion du directeur, Ibrahima Sarr a alerté sur les risques juridiques auxquels la Poste serait exposée, évoquant notamment le refus d’appliquer certains textes, dont ceux relatifs aux primes de transport.
Il a également déploré la dégradation de certains bureaux de poste dans les régions, estimant que la situation nécessite une réaction urgente des autorités compétentes.
Pour le syndicaliste, la Poste a besoin d’un manager éclairé, doté d’une véritable vision et capable de mobiliser les compétences nécessaires à la relance de l’entreprise. Il a aussi interpellé les autorités qui ont nommé le directeur général, considérant qu’elles ont leur part de responsabilité dans la situation actuelle.
Enfin, Ibrahima Sarr est revenu sur la question des assurances complémentaires de retraite, un autre sujet évoqué dans le cadre des préoccupations des travailleurs.
