La sortie d’Ousmane Sonko sur le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 suscite des réactions. Seydina Oumar Touré, directeur général de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (ASP), a réagi aux critiques du président de Pastef concernant les orientations fiscales et la réduction de certaines subventions de l’État.
Dans sa déclaration, Seydina Oumar Touré dénonce ce qu’il considère comme une contradiction dans la position d’Ousmane Sonko. Il rappelle que ceux qui défendaient, il y a quelques mois, une politique de taxation élargie au nom du redressement économique critiquent aujourd’hui les mesures fiscales envisagées.
« Ceux qui voulaient, il y a quelques mois, taxer tous les secteurs, jusqu’aux corbillards, au nom du redressement économique, sont les mêmes qui dénoncent aujourd’hui une prétendue surtaxation », a-t-il lancé.
Une accusation de volonté de blocage
Le directeur général de l’ASP estime que les critiques formulées contre les mesures fiscales et budgétaires pourraient servir de prétexte à un blocage institutionnel.
« L’objectif est clair, fabriquer un prétexte pour bloquer le pays à travers l’Assemblée nationale », affirme-t-il.
Seydina Oumar Touré s’adresse directement aux responsables qu’il critique, les invitant à davantage de cohérence entre leurs positions actuelles et leurs engagements antérieurs.
« Vous pouvez ne pas respecter les Sénégalais, mais ayez au moins du respect pour vous-mêmes, pour vos paroles et pour vos engagements récents », conclut-il.
Cette réaction s’inscrit dans le débat autour de la LFR 2026, après qu’Ousmane Sonko a annoncé que Pastef ne voterait pas le texte en l’état. Le désaccord porte notamment sur les choix budgétaires, les subventions aux produits pétroliers et les orientations fiscales du gouvernement.
