Les gouverneurs africains veulent que les ressources du continent profitent davantage à ses habitants. À Bangkok, les participants ont plaidé pour des dispositifs fiscaux plus modernes, efficaces et équitables, afin d’accroître les recettes publiques et de renforcer le civisme fiscal.
Une collecte plus solide, associée à des dépenses mieux ciblées, pourrait soutenir les familles les plus exposées, couvrir les besoins de développement et améliorer la capacité à résister aux dérèglements climatiques. Les participants jugent aussi nécessaire que les pays africains continuent de recevoir des financements à coût abordable et des compétences techniques venues de l’extérieur.
La réunion s’est tenue à Bangkok, en Thaïlande, pendant les Assemblées annuelles 2026 de la Banque mondiale et du FMI, organisées du 12 au 18 octobre. Seedy Keita, ministre gambien des Finances et des Affaires économiques et président du Groupe des gouverneurs africains, ainsi que Kristalina Georgieva, ont reconduit leur partenariat pour aider le continent à faire face aux chocs mondiaux.
La croissance africaine est attendue à 4,5 % en 2026 et l’inflation à 9,3 %, un niveau encore élevé. Ces estimations figurent dans une déclaration commune que le FMI a rendue publique le 14 octobre. Le document mentionne notamment les répercussions de la guerre au Moyen-Orient dans le contexte mondial.
