À l’origine de la vigilance actuelle, un avis diffusé le 11 octobre par la Société d’exploitation de Manantali et de Félou (SEMAF). L’entreprise prévoit des lâchers dès que la retenue atteindra 208,05 mètres IGN, alors qu’elle se rapproche de son niveau maximal d’exploitation. Elle recommande aussi aux personnes dont les activités sont liées au fleuve de se montrer particulièrement prudentes.
Dans ce contexte, le gouverneur de Matam, Saïd Dia, met en garde les populations riveraines du fleuve Sénégal contre une possible hausse des eaux. Les secteurs susceptibles d’être touchés se trouvent dans les départements de Matam et de Kanel : zones basses, logements installés près des berges et terres agricoles.
À Matam, la hauteur relevée le mercredi 14 octobre s’établissait à 6,84 mètres. Il manquait alors 1,16 mètre pour atteindre la cote d’alerte, fixée à 8 mètres. Laviesenegalaise rapporte que Saïd Dia appelle les habitants à protéger les personnes et les biens en renforçant leur vigilance et en prenant des précautions.
Le gouverneur demande de s’éloigner des rives et de renoncer aux traversées présentant un risque. Les personnes vulnérables et les animaux doivent être mis en lieu sûr. Chefs de village, élus territoriaux et médias sont chargés de diffuser les consignes et de faire remonter toute situation préoccupante. Les services techniques et les structures de gestion des catastrophes assurent le suivi de la situation.
