À l’ouverture de la session ordinaire unique 2026-2027 de l’Assemblée nationale, ce mardi, Ousmane Sonko a appelé les députés à faire de la transparence et de la reddition des comptes des exigences permanentes de la gestion publique.
Le président de l’institution a rappelé que l’exercice du pouvoir implique une obligation de rendre compte aux citoyens.
« La chose publique nous oblige », a martelé Ousmane Sonko devant les députés à la cérémonie d’ouverture. Pour lui, les ressources de l’État, les institutions et le Trésor public ne sauraient être assimilés au patrimoine de ceux qui exercent temporairement des responsabilités.
Le président de l’Assemblée nationale considère que la transparence ne doit pas être perçue comme une faveur accordée aux citoyens, mais comme une conséquence naturelle du mandat public.
Il a notamment invoqué l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui reconnaît à la société le droit de demander des comptes à tout agent public.
Ousmane Sonko a également insisté sur la nécessité de distinguer la transparence du voyeurisme.
Si certaines informations doivent rester confidentielles pour protéger les personnes et préserver les procédures, cette exigence ne saurait justifier la dissimulation d’informations relevant de l’intérêt général.
Au-delà de la publication des données, il a plaidé pour une information accessible et compréhensible par les populations. « Une transparence qui noie n’est qu’une opacité en habit de lumière », a-t-il déclaré.
Pour le président de l’Assemblée nationale, la confiance entre les citoyens et les institutions ne peut se construire que sur la cohérence entre les engagements annoncés et les actes posés. Il a ainsi appelé à un Parlement exigeant, capable de contrôler les autres institutions tout en faisant preuve d’exemplarité dans son propre fonctionnement.
