Personne ne conteste l’utilité des bourses familiales pour les bénéficiaires. Peut-être même qu’il faudrait augmenter les montants alloués.
Par contre le choix du gouvernement de porter le nombre de bénéficiaires à 1 million et de le faire financer ENTIÈREMENT PAR LA DETTE jusqu’en 2029, pose un grand problème.
En effet, pour financer les bourses familiales le ministre de finances a révélé à la Commission des finances de l’assemblée nationale, que le Gouvernement va puiser dans le Projet autonome de réponse d’urgence contingente (CERP) de la Banque mondiale en mars 2026.
Si cette trajectoire ne change pas, voilà ce qui est prévu en dotation pour les bourses familiales:
70 milliards de fcfa avec la LFR 2026.
140 milliards de fcfa LFI 2027.
140 milliards de fcfa LFI 2028.
140 milliards de fcfa LFI 2029.
Soit 490 milliards de fcfa jusqu’en 2029, ENTIÈREMENT financés par la dette auprès de la Banque mondiale.
S’endetter sur 30 ans, creuser la dette et le déficit pour financer un programme de consommation immédiate et non productive, voilà le débat et les interpellations de Pastef.
La dette ne doit servir ni au fonctionnement, ni aux subventions, mais uniquement aux projets structurants créateurs d’emplois et de richesse.
Nous attendons une contradiction chiffrée du Premier ministre.
Honorable député Amadou Ba
Pastef
