Parmi les personnes arrêtées depuis le début des troubles, une quinzaine sont mineures. Âgés de 13 à 17 ans, ces adolescents, parfois encore scolarisés, figurent parmi les personnes interpellées, un phénomène qui interroge autorités et professionnels sur l’évolution de la société mauricienne.
Il n’a que 13 ans. Un autre en a 15. D’autres ont 16 ou 17 ans. Alors que les forces de l’ordre poursuivent leurs opérations après plusieurs jours de violences et de tensions, une réalité saute aux yeux : parmi les arrestations, une quinzaine concernent des mineurs.
Un constat qui a poussé la vice-Première ministre, Arianne Navarre-Marie, à lancer un appel aux parents afin qu’ils assument pleinement leurs responsabilités, en s’adressant particulièrement aux mères : « Demann nou bann zanfan resezi zot ». Elle dit constater que certains individus utilisent et « manipulent nos enfants » et appelle à agir rapidement.
Même son de cloche du côté de l’Ombudsperson for Children, Aneeta Ghoorah. Elle exprime sa profonde préoccupation face aux récents troubles à l’ordre public, dans lesquels l’implication des mineurs a été établie. Elle rappelle aux parents et tuteurs que le cadre familial reste le premier rempart contre la délinquance et le danger. Elle décline leurs responsabilités autour de quatre priorités :
1 Sécurité et protection : la place d’un mineur n’est pas dans la rue au milieu d’affrontements violents. Les parents doivent impérativement veiller à ce que leurs enfants ne s’exposent pas à des risques graves pour leur intégrité physique.
2 Vigilance et supervision : il est du devoir légal des parents de savoir où se trouvent leurs enfants et de guider leurs fréquentations.
3 Contrôle du cyberespace : les réseaux sociaux agissent souvent comme des catalyseurs de violence. Une surveillance accrue de l’activité numérique des adolescents est désormais indispensable pour éviter tout dérapage.
4 Dialogue et accompagnement : l’autorité bienveillante et la communication au sein du foyer sont les meilleurs outils de prévention pour dissuader les jeunes de céder aux provocations et manipulations.
Toutefois, derrière les statistiques se dessine une question plus inquiétante : comment des adolescents en viennent-ils aujourd’hui à se retrouver au cœur d’émeutes ?
Danny Philippe : « Il faut des enquêtes sociales »
Les travailleurs sociaux et éducateurs estiment qu’une compréhension approfondie du profil de ces jeunes est indispensable. Pour eux, la prévention passe par un travail quotidien auprès des familles, mais aussi par une lutte contre les inégalités sociales qui fragilisent une partie de la jeunesse.
Pour Danny Philippe, travailleur social et responsable de la prévention au sein de l’organisation Développement, rassemblement, information et prévention (DRIP), il est primordial de comprendre qui sont les mineurs interpellés ces derniers jours dans le cadre des émeutes. Selon lui, une analyse sociale approfondie est nécessaire pour identifier les mécanismes ayant pu conduire certains adolescents à basculer.
Il avance qu’il faut voir si ces jeunes proviennent de quartiers vulnérables, souvent marqués par la précarité sociale. Ils seraient, pour beaucoup, issus de familles laissées-pour-compte et confrontées à des conditions de logement difficiles. « Il est important de faire des enquêtes sociales pour trouver ce qu’il en est exactement », affirme-t-il.
Pour lui, la prévention repose avant tout sur une présence régulière auprès des familles. Selon lui, les dérapages sont évités lorsque des intervenants maintiennent un accompagnement de proximité. « Lorsqu’il y a un travail de fond qui se fait auprès des familles sur le terrain, il y a moins de dérapages. Ce travail doit se faire tous les jours », souligne-t-il.
Au-delà de l’encadrement, il met en avant la question des inégalités sociales, qu’il considère comme un facteur important de vulnérabilité. « Plusieurs travaillent le matin pour manger l’après-midi. Ils ne peuvent pas ouvrir un réfrigérateur chez eux et avoir le choix de se préparer un repas. Ils ne peuvent pas non plus entrer dans un supermarché et acheter à leur guise. Il y a un travail de fond à faire à ce niveau », explique-t-il.
Pour appuyer son analyse, Danny Philippe reprend une citation du professeur Carl Hart, à laquelle il adhère pleinement : « Réparez les sociétés brisées et vous réglerez la plupart des problèmes de drogue dans le monde. ». Il insiste sur le fait que la consommation problématique de drogues affecte de manière disproportionnée les personnes défavorisées sur le plan socio-économique, un constat qui, selon lui, ne peut être dissocié des difficultés sociales vécues par certaines familles.
De son côté, Edley Maurer, manager de l’ONG Service d’accompagnement, de formation, d’intégration et de réhabilitation de l’enfant (SAFIRE), estime que les jeunes ont besoin du soutien des autorités, mais aussi de leurs parents, pour devenir des citoyens responsables.
Selon lui, l’éducation ne peut pas reposer uniquement sur l’école. Les familles, les institutions et les éducateurs doivent agir ensemble. « Il faut un accompagnement individuel. Il faut être sur le terrain tout le temps.
Il faut créer un contact et leur dire où commence leur responsabilité et où elle se termine », affirme-t-il.
Edley Maurer observe également que de nombreux parents ne disposent pas toujours des outils nécessaires pour accompagner leur enfant dès sa naissance. Il avance qu’il faut les soutenir davantage dans leur rôle parental et les aider à transmettre les règles du savoir-vivre et de la vie en société. « Il faut avoir des personnes de bonne volonté sur le terrain et être de vrais éducateurs de rue », soutient-il.
Responsabiliser les parents
Ritesh Gujadhur, président de l’Asosiasion Profeser Kreol Morisien, estime que l’école joue un rôle essentiel dans la prévention, mais ne peut agir seule. Il pointe du doigt l’affaiblissement de certains repères familiaux, l’impact des réseaux sociaux et le manque de soutien spécialisé dans les établissements scolaires.
S’il souligne que de nombreux enfants continuent de faire preuve de résilience et d’engagement, il constate également une hausse de l’impatience et des difficultés à gérer la frustration. « Certains élèves ont de plus en plus de mal à travailler avec patience et assiduité. Ils éprouvent aussi des difficultés à contrôler leurs émotions et leurs comportements », explique-t-il. Selon lui, les enfants arrivent souvent à l’école avec des problèmes liés à leur environnement familial ou à leur voisinage.
Il avance que les jeunes grandissent dans un univers profondément marqué par le numérique. L’exposition à des contenus en ligne non filtrés influence négativement leurs interactions sociales, leur capacité de concentration et leur manière de gérer les conflits.
Toutefois, pour Ritesh Gujadhur, les efforts de l’école ont leurs limites. « Les autorités peuvent mettre en place toutes les mesures nécessaires, mais si les parents ne se sentent pas concernés, cela ne fonctionnera jamais pleinement », affirme-t-il.
Il va plus loin en appelant à une plus grande responsabilisation parentale. Selon lui, même si l’éducation est gratuite à Maurice, elle représente un coût important pour l’État. Il s’interroge ainsi sur la prise en charge des dégâts causés par certains élèves lorsqu’ils vandalisent des infrastructures scolaires.
Ritesh Gujadhur rappelle que, pour de nombreux enfants, l’école représente bien plus qu’un lieu d’apprentissage. Elle leur offre une stabilité et un sentiment d’appartenance, parfois absents dans leur environnement quotidien. Les activités parascolaires, qu’il s’agisse du sport, des arts ou des clubs, constituent, selon lui, des espaces d’expression essentiels qui favorisent la discipline et l’estime de soi.
Comprendre avant de sanctionner
Lorsqu’un élève est impliqué dans un acte répréhensible, les enseignants privilégient généralement une approche mêlant accompagnement et discipline. La priorité reste de garantir un environnement sécurisé tout en cherchant à comprendre les causes sous-jacentes du comportement. Stress familial, harcèlement ou pression des pairs sont autant de facteurs susceptibles d’être pris en considération.
Interrogé sur les facteurs pouvant conduire un mineur à commettre une infraction, Ritesh Gujadhur évoque plusieurs éléments. Parmi eux figurent la précarité financière, le manque de ressources au sein du foyer et le stress qui peut en découler.
Il cite également les familles dysfonctionnelles, le déficit de supervision parentale, les conflits domestiques et l’exposition à la violence, qu’il considère comme des facteurs de risque importants. Selon lui, le besoin d’appartenance, de reconnaissance ou de statut peut également pousser certains adolescents à se rapprocher de groupes délinquants ou criminels présents dans leur entourage.
À cela s’ajoutent les difficultés scolaires et le sentiment de décrochage, susceptibles d’alimenter frustration, perte de confiance et absence de perspectives. Pour mieux prévenir ces situations, il estime que chaque école devrait disposer d’un accès permanent à des psychologues scolaires et des travailleurs sociaux. « On ne peut pas demander aux enseignants de gérer seuls des problèmes sociaux aussi complexes », fait-il valoir. Il préconise également le renforcement des filières alternatives, afin d’offrir des perspectives aux jeunes qui ne s’épanouissent pas dans un parcours purement académique.
Il appelle enfin à renforcer les liens entre les parents, les écoles, les ONG, les leaders communautaires et les forces de l’ordre afin de créer un dispositif d’accompagnement cohérent autour des jeunes vulnérables. Il préconise par ailleurs de renforcer l’éducation civique et le soutien psychologique dans les établissements scolaires.
Des séances régulières de sensibilisation, adaptées à l’âge des élèves et portant sur la toxicomanie, les conséquences de la délinquance et les relations saines, devraient également permettre aux jeunes de faire des choix éclairés.
« L’éducation est une responsabilité familiale, mais aussi collective »
La psychologue et académicienne Dr Anjali Boyramboli estime que la société ne peut se contenter de condamner les actes des mineurs. Selon elle, le rejet, les humiliations, le manque de perspectives, l'influence des réseaux sociaux et l'absence d'écoute sont autant de facteurs susceptibles de fragiliser certains adolescents et les conduire à des comportements à risque.
Pour Dr Anjali Boyramboli, l'adolescence est une période marquée par la recherche d'identité et de reconnaissance. Lorsqu'un jeune est constamment critiqué à la maison, humilié à l'école, victime de harcèlement ou de moqueries, sans personne à qui se confier, la frustration peut s'accumuler. « L'humiliation répétée affecte l'estime de soi », explique-t-elle.
Réseaux sociaux
La psychologue évoque également la situation de jeunes qui grandissent sans repères. Selon elle, lorsque le sentiment de rejet s'accumule, la colère peut devenir une manière de reprendre du pouvoir. Si les actes de violence doivent être condamnés, elle estime qu'il faut également s'interroger sur les facteurs qui ont pu fragiliser ces jeunes bien avant le passage à l'acte.
Pour l'académicienne, les réseaux sociaux peuvent jouer un rôle important dans la mobilisation de certains adolescents. « Un jeune qui se sent invisible dans sa vie quotidienne obtient des dizaines de réactions en publiant une vidéo provocatrice. Le nombre de vues devient une mesure de sa valeur », souligne-t-elle. Toutefois, Dr Anjali Boyramboli estime qu'il faut aller au-delà de la seule question technologique. Pour un adolescent qui se sent déjà marginalisé, l'attention négative peut parfois paraître préférable à l'indifférence.
Dr Anjali Boyramboli observe également que les adolescents sont exposés à des représentations de la violence à travers certains jeux vidéo, notamment Grand Theft Auto (GTA V), Call of Duty, Manhunt et Mortal Kombat, mais aussi à travers les contenus diffusés sur les réseaux sociaux.
Une conscience limitée des conséquences
À cela s'ajoutent les vidéos d'agressions, les faits divers criminels et les commentaires publiés en ligne. Selon elle, le risque ne réside pas uniquement dans l'exposition à la violence, mais dans le fait qu'elle puisse être perçue comme normale, divertissante ou socialement valorisante.
La psychologue estime que la plupart des adolescents connaissent les règles fondamentales qui distinguent ce qui est autorisé de ce qui est interdit. Dans un contexte de groupe, un jeune peut être influencé par ses pairs, ressentir l'excitation collective et agir sans prendre le temps de réfléchir.
Elle souligne également qu'un adolescent qui bénéficie du soutien de ses parents, de ses enseignants et qui nourrit des projets d'avenir réfléchira davantage aux conséquences de ses actes qu'un jeune qui se sent rejeté, sans perspectives ou déjà catalogué comme un « bon à rien ». Dr Anjali Boyramboli juge nécessaire d'expliquer clairement aux jeunes les conséquences judiciaires et personnelles de leurs actes, tout en développant leur sens des responsabilités, leur empathie et leur capacité à prendre du recul.
Pour elle, « l'éducation est une responsabilité familiale, mais elle est aussi collective ». Un enfant se construit à travers l'ensemble des adultes qui occupent une place dans sa vie.
Les signaux qui doivent alerter les parents
La psychologue invite les parents à être attentifs aux changements persistants de comportement chez leur enfant. Elle recommande également de prendre au sérieux les situations de harcèlement rapportées par les adolescents, leur sentiment de rejet ou l'impression que plus rien n'a d'importance. Selon elle, les parents doivent s'interroger sur leur capacité d'écoute. Elle rappelle que certains jeunes cessent de parler non pas parce qu'ils n'ont rien à dire, mais parce qu'ils ont le sentiment de ne pas être entendus.
Un malaise qui dépasse les seuls actes de violence
Pour Dr Anjali Boyramboli, la présence de mineurs dans des actes de violence peut également révéler un malaise plus profond au sein d'une partie de la jeunesse mauricienne. Elle évoque à ce titre le premier programme Peer-to-Peer, organisé en août par la direction de la Zone 2 de l'Éducation au Queen Elizabeth College, auquel elle a participé comme facilitatrice. L'objectif était de favoriser les échanges avec les adolescents plutôt que les discours descendus des adultes vers les jeunes.
Elle s'interroge également sur la manière dont les adultes respectent les adolescents, les aident à gérer leurs émotions et les accompagnent dans la construction de leur avenir. « On ne peut pas demander à un jeune de se projeter dans un avenir qu'il ne parvient même pas à imaginer », dit-elle. La psychologue met enfin en garde contre les étiquettes attribuées aux adolescents. « Lorsqu'un adolescent est constamment décrit comme difficile ou irrécupérable, il peut finir par intégrer cette image de lui-même », prévient-elle
Pour la psychologue, la prévention repose sur une collaboration entre la famille, l'école et l'accès à la formation. Elle estime qu'il est essentiel de restaurer la confiance entre les jeunes et les adultes. « Un jeune qui ne fait plus confiance à personne ne retrouvera pas ses repères », affirme-t-elle.
Selon elle, l'autorité demeure nécessaire, mais elle ne doit jamais humilier. L'estime de soi se reconstruit en permettant aux adolescents de découvrir leurs capacités et de réussir des expériences concrètes.
RISE+ mise sur la prévention dès l’enfance
Vino Sookloll, chef du projet RISE+ au sein du Rotary Club de Phœnix et chairman de l'agence FCB Cread, appelle à aller au-delà de la condamnation. Pour lui, la prévention doit commencer dès l'enfance afin de développer chez les jeunes le sens des responsabilités, la confiance en soi et la capacité de résister aux influences négatives.
Selon ce dernier, la présence de mineurs dans de tels événements est particulièrement préoccupante. Elle démontre que certains jeunes peuvent être entraînés dans des situations dont ils ne mesurent pas toujours les conséquences.
Face à cette réalité, il estime qu'il ne suffit pas de condamner leurs actes. Il faut également comprendre les facteurs qui les poussent à agir ainsi et intervenir avant qu'ils ne prennent de mauvaises décisions. Une conviction qui est à l'origine du programme RISE+.
Pour Vino Sookloll, plusieurs vulnérabilités peuvent conduire un jeune à se laisser entraîner dans des comportements problématiques. Parmi elles figurent un environnement familial difficile, le manque de repères, la pression des pairs, le besoin d'appartenance, l'influence des réseaux sociaux ou encore le manque de confiance en soi. Certains adolescents peuvent également traverser des difficultés émotionnelles sans disposer des outils nécessaires pour les surmonter.
Il insiste sur la nécessité de donner aux jeunes des perspectives d'avenir. « Nous devons leur donner des raisons de rêver, les encourager à se fixer des objectifs et les accompagner pour qu'ils puissent les atteindre », souligne-t-il. Selon lui, les adolescents ont besoin de repères, d'encadrement, de formation et d'opportunités concrètes plutôt que de simples discours moralisateurs. « Un enfant en manque de repères peut plus facilement se laisser influencer », rappelle-t-il. D'où l'importance, selon lui, de développer dès le plus jeune âge la confiance en soi, le sens des responsabilités et la capacité à distinguer les bons des mauvais choix.
Vino Sookloll estime également que les jeunes sont aujourd'hui davantage exposés aux phénomènes d'imitation et à la pression du groupe. Les réseaux sociaux ont, selon lui, amplifié ces influences.
À ses yeux, le désir d'être accepté peut parfois prendre le dessus sur le jugement personnel. Il juge donc essentiel d'apprendre aux jeunes à penser par eux-mêmes, à résister aux influences négatives et à avoir le courage de dire non. « Suivre les autres n'est pas toujours faire le bon choix », fait-il ressortir.
Pour répondre à ces défis, RISE+ mise sur une approche préventive. Le programme s'adresse aux enfants âgés de 9 à 11 ans, avant qu'ils ne soient directement confrontés aux drogues, aux addictions ou à d'autres comportements à risque.
Trois outils pédagogiques ont été développés :
« Pa Tom Dan Piez », un jeu de cour de récréation qui illustre les conséquences des bons et mauvais choix ;
« Le Chemin des Bons Choix », un livre illustré invitant les enfants à réfléchir aux conséquences de leurs décisions ;
« Mo Pale », une chanson destinée à leur apprendre à dire non aux influences négatives et aux comportements dangereux.
Ces outils sont complétés par des séances interactives, des jeux de rôle et diverses activités éducatives.
Parents et enseignants
Pour Vino Sookloll, la prévention ne peut toutefois pas reposer uniquement sur l'école. Il observe que de nombreux parents disposent aujourd'hui de moins en moins de temps pour accompagner leurs enfants en raison des contraintes du quotidien et ont parfois tendance à déléguer ce rôle aux enseignants.
Une attention particulière est accordée aux familles confrontées à des situations de vulnérabilité. Les mères, qui jouent souvent un rôle central dans l'éducation des enfants, figurent parmi les bénéficiaires de cet accompagnement. « La prévention commence à la maison, se renforce à l'école et se construit avec toute la communauté », résume-t-il.
Une ambition nationale
Lancé dans le cadre d'une phase pilote à la H. Chooromoney Government School, le programme s'étend sur trois ans. Après cette première étape, RISE+ entend mobiliser les Rotary Clubs de Maurice et de Rodrigues avant de solliciter l'appui du gouvernement pour un déploiement à l'échelle nationale. L'objectif va au-delà de la lutte contre la drogue et la violence, insiste Vino Sookloll. IPour le responsable du projet, le constat est clair : « Nous ne pouvons pas attendre qu'un enfant de 13 ou 14 ans se retrouve dans la rue, entraîné dans la violence ou la drogue, pour nous préoccuper de son avenir. »
