Lancée à l’initiative des comités de gestion des écoles avec l’appui de Mme le ministre, Fatou Kiné Diakhaté, ministre, Directrice de cabinet adjointe à la Présidence de la République et Présidente de l’Association AP2A, une opération de réhabilitation et d’embellissement des établissements scolaires des Parcelles Assainies suscite des tensions autour de l’école Unité 16. Amadou Thiam, Président de l’Union des comités de gestion des écoles des Parcelles Assainies dénonce des obstacles à leur initiative et appelle les autorités à privilégier l’intérêt général.
La visite semestrielle des écoles des Parcelles Assainies par les associations de parents d’élèves et les comités de gestion de gestion des écoles des Parcelles Assainies des écoles des Parcelles Assainies, a été l’occasion de mettre en lumière les difficultés auxquelles font face plusieurs établissements scolaires de la commune.
Entre manque de moyens, dégradation des infrastructures et insuffisances dans le fonctionnement, les acteurs de l’éducation appellent à une mobilisation accrue pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves.
C’est dans ce contexte que les comités de gestion ont sollicité l’appui de Mme le ministre Diakhaté, qui a répondu favorablement à leur démarche en lançant un programme de réhabilitation et d’embellissement des écoles.
La première phase de cette initiative porte sur dix écoles élémentaires, en plus de l’établissement de l’unité 16, qui accueille notamment des élèves à mobilité réduite.
Selon le président de l’Union des comités de gestion des écoles des Parcelles Assainies, cette initiative est née d’un constat préoccupant : la dégradation progressive des établissements scolaires, confrontés à des difficultés financières et infrastructurelles. Face à cette situation, les acteurs locaux ont décidé de ne pas rester les bras croisés, en mobilisant les bonnes volontés pour apporter des solutions concrètes.
L’école 16, première étape du programme
L’établissement unité 16 constitue l’un des premiers bénéficiaires du projet. Les travaux déjà réalisés concernent notamment la réfection des portes et des fenêtres, la peinture des salles de classe ainsi que la remise en état des toilettes et des installations de plomberie.
Le programme prévoyait également le pavage de 472 mètres carrés au sein de l’école, avec l’appui des équipes du Port autonome de Dakar, présentées comme des partenaires de cette initiative.
Pour les promoteurs du projet, l’objectif est de faire de l’école un cadre accueillant, fonctionnel et propice à l’épanouissement des apprenants, particulièrement dans un établissement qui reçoit des personnes à mobilité réduite.
Le président Amadou Thiam rappelle toutefois que cette démarche a été entreprise sans budget institutionnel dédié. Elle repose essentiellement sur la mobilisation de partenaires et de bonnes volontés convaincus de la nécessité d’améliorer l’environnement scolaire.
Des divergences autour du pavage de l’école
Alors que les travaux se poursuivaient à l’Unité 16, l’arrivée du maire des Parcelles Assainies, qui aurait annoncé un projet de pavage des abords de l’établissement, a provoqué l’incompréhension des responsables des comités de gestion.
Ces derniers affirment avoir déjà mobilisé « une équipe chargée de produire sur place des pavés adaptés aux besoins de l’école, en collaboration avec leurs partenaires ». Ils regrettent ainsi « l’apparition d’une initiative parallèle sur le même site.
Le président Thiam estime que « les autorités municipales pourraient plutôt orienter leurs efforts vers les autres établissements scolaires de la commune, où les besoins restent importants ».
Selon lui, le programme engagé par les comités de gestion n’en est qu’à sa première phase et doit encore concerner quatorze autres écoles.
Il déplore, dans ce contexte, ce qu’il considère comme des obstacles à une initiative dont la finalité est, selon ses explications, exclusivement éducative et sociale. Il appelle les différents acteurs à éviter les rivalités et les récupérations politiques, afin de privilégier les intérêts des élèves et des communautés scolaires.
Les promoteurs assurent avoir respecté les procédures
Face aux tensions évoquées, le responsable des comités de gestion affirme que les démarches administratives nécessaires ont été entreprises avant le démarrage du projet.
Il indique que les initiateurs ont rencontré le préfet, le sous-préfet ainsi que le maire des Parcelles Assainies pour leur présenter le programme et échanger sur ses objectifs.
Une délégation conduite par ses soins, avec un autre représentant, aurait notamment été reçue par le maire afin de lui exposer les contours de l’initiative.
Selon lui, rien, à l’issue de cette rencontre, ne laissait présager les difficultés actuellement dénoncées sur le terrain.
