La gestion du patrimoine immobilier de l’État et les dépenses locatives ont été ce lundi au cœur de l’intervention d’Abdou Karim Fofana, DG de l’ex AGPBE, à l’Assemblée nationale. « L’État du Sénégal avait des paiements de loyers supérieurs à son patrimoine immobilier », révèle l’ancien ministre.
L’enquête parlementaire vise à faire la lumière sur des dossiers d’intérêt public, notamment la gestion des ressources financières et le fonctionnement de certaines institutions. Elle permet aux députés de recueillir des informations et d’examiner des faits.
L’ancien ministre Abdou Karim Fofana a rappelé les dysfonctionnements qu’il dit avoir constatés dans la gestion des biens immobiliers publics, soulignant un déséquilibre entre les loyers payés par l’État et son propre patrimoine immobilier.
« L’État du Sénégal avait des paiements de loyers supérieurs à son patrimoine immobilier », a-t-il déclaré, mettant en évidence les enjeux liés à la maîtrise des dépenses publiques consacrées à la location de bâtiments.
Pour étayer son propos, Abdou Karim Fofana s’est appuyé sur le décret n° 2013-278, qui définit les missions de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’État.
Ce texte confie à la structure des responsabilités en matière de gestion, d’entretien, d’exploitation, d’acquisition et d’aliénation des biens immobiliers publics.
551 unités de bâtiments recensées en 2013
L’ancien ministre a également évoqué un rapport datant de 2014, portant sur la situation du patrimoine immobilier de l’État en 2013.
Selon les chiffres qu’il a présentés, le parc concerné comptait alors 551 unités de bâtiments réparties dans 26 immeubles, comprenant environ 438 appartements et des villas.
Des contrats de location réexaminés
Abdou Karim Fofana a par ailleurs indiqué que la Direction de la gestion du patrimoine bâti (DGPB) était chargée de signer les baux. À son arrivée, l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’État a entrepris un réexamen de ces contrats, selon ses explications.
