Le ministre de l’Énergie et du Pétrole, El Hadji Abdourahmane Diouf, appelle les syndicats de la Senelec à suspendre leur menace de grève dans l’attente de la décision présidentielle sur la prime liée aux résultats bénéficiaires de l’entreprise.
La contestation porte sur la prime sur le résultat annuel bénéficiaire (PRAB), dont le versement a été suspendu après avoir été payé l’année précédente. Pour les syndicats, il s’agit d’un avantage acquis, fondé sur des résultats comptables certifiés. Ils dénoncent le recours à de nouveaux critères financiers, qu’ils jugent être un prétexte. La colère couvait depuis plusieurs semaines : à partir du lundi 13 juillet, les employés de Senelec devaient arborer des brassards rouges sur l’ensemble du territoire, à l’appel de la Convergence syndicale des travailleurs de Senelec.
À son arrivée au ministère, le 1er juin, El Hadji Abdourahmane Diouf a trouvé le dossier en cours. Le président du conseil d’administration avait transmis au chef de l’État une demande d’augmentation de la prime, au regard des performances de l’entreprise.
Les services de la présidence ont ensuite soulevé des questions techniques et financières sur l’opportunité du paiement et les critères de performance à retenir. Le ministre a organisé des concertations avec les syndicats et sollicité les contributions de la direction générale de Senelec, de la présidence et de ses propres services. Selon l’APS, un consensus s’est dégagé sur les montants envisagés, l’opportunité du versement et les suites à donner au dossier.
Les conclusions ont été transmises au président de la République, seul habilité à trancher. Il ne s’est pas encore prononcé, a précisé le ministre, ajoutant que cette attente ne signifie ni un refus de payer ni une acceptation définitive de la demande syndicale.
El Hadji Abdourahmane Diouf a aussi demandé aux travailleurs de prendre en compte les perturbations de septembre, qui ont interrompu le service public de l’électricité pendant 18 jours.
