Publié le: 20 octobre 2026 à 19:18
La police affirme avoir présenté à Pravind Jugnauth, lors de ses interrogatoires, de nombreux documents concernant l’acquisition et l’utilisation de systèmes d’interception et de surveillance par le Prime Minister’s Office, dont certains portant sa signature.
Dans un communiqué émis en début de soirée ce mardi 20 octobre, elle précise que l’ancien Premier ministre a continué d’exercer son droit au silence.
La Mauritius Police Force confirme que Pravind Jugnauth s’est présenté aux Casernes centrales ce mardi pour être interrogé « under warning ».
L’enquête porte sur l’acquisition et l’utilisation présumées illégales, durant son mandat de Premier ministre, d’équipements et de systèmes destinés à l’interception, à la surveillance et au suivi massif des communications.
Les Casernes centrales assurent que les investigations sont menées de manière impartiale, dans le respect des principes d’équité et de l’État de droit. La police souligne qu’elle a le devoir de suivre les faits et les éléments de preuve, quelles que soient les pistes auxquelles ils conduisent.
Selon le communiqué, Pravind Jugnauth et son équipe juridique ont reçu, à chaque étape et conformément à la loi, suffisamment de précisions pour comprendre les questions sur lesquelles il était interrogé.
La police indique lui avoir également montré des photographies des équipements. Elle soutient que l’ancien Premier ministre a eu toute possibilité de fournir des explications et de soulever les points qu’il jugeait pertinents. Elle affirme lui avoir accordé les mêmes droits qu’à tout citoyen mauricien soupçonné d’une infraction pénale.
Ce mardi, à l’issue de son interrogatoire au Central CID, Pravind Jugnauth a été autorisé à quitter les Casernes centrales. Il a déploré la manière dont l’enquête est menée. L'ancien Premier ministre a qualifié l’enquête de « tentative de manipulation politique claire ».
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