SENEGAL-EDUCATION-CONSTAT
Dakar, 12 oct (APS) – La rentrée scolaire est globalement effective lundi sur l’ensemble du territoire sénégalais, a déclaré le ministre de l’Education nationale, Moustapha Guirassy, soulignant toutefois que 7 % des établissements scolaires du pays restent affectés par des problèmes liés aux inondations.
“Globalement, les cours ont commencé, la rentrée est effective et nous avons profité de l’occasion pour féliciter toute la communauté éducative”, a-t-il dit à des journalistes, lors d’une tournée de supervision de la rentrée scolaire qui l’a conduit dans plusieurs établissements scolaires de Dakar.
Dans la capitale sénégalais, Moustapha Guirassy a notamment visité l’école Notre-Dame de Dakar, le complexe Seydina Issa Laye de Cambérène et le groupe scolaire Elimane Ndiaye A et B, dans la banlieue dakaroise.
Il a signalé que selon des données rendues publiques dimanche par ses services, environ 7 % des établissements scolaires du pays restaient confrontées à des problèmes résultant des inondations, alors que des opérations de pompage se poursuivaient dans certaines écoles.
Selon le ministre, en l’absence de nouvelles pluies significatives au cours des derniers jours, ce taux peut avoir diminué entre-temps.
La rentrée des élèves, initialement prévue le 7 octobre, a été reportée au lundi 12 octobre sur l’ensemble du territoire national en raison des fortes pluies et des inondations, afin de permettre notamment le nettoyage, l’assainissement et la remise en état des établissements touchés.
Moustapha Guirassy a toutefois souligné que certaines écoles restent confrontées à des situations particulièrement difficiles, notamment en raison de la persistance des eaux et de la remontée de la nappe phréatique, qui limite parfois l’efficacité des opérations de pompage.
Au groupe scolaire Elimane Ndiaye A et B, dans la banlieue dakaroise, le ministre a évoqué la nécessité de poursuivre les échanges avec les acteurs concernés pour mieux comprendre les difficultés rencontrées.
Il a notamment relevé des interrogations liées aux installations d’assainissement, ainsi que la nécessité d’une meilleure coordination des interventions.
“Il y a un problème de coordination, un problème d’harmonisation des politiques, un problème de discipline et un problème de civisme”, a-t-il martelé.

Dans certains établissements, la reprise des cours devrait être différée de quelques jours pour des raisons de sécurité sanitaire, en particulier lorsque les eaux présentes sont mélangées aux eaux usées, a-t-il reconnu.
“Ce sont des eaux usées, pas seulement des eaux pluviales. Il y a donc un danger. C’est vraiment une question de santé et de sécurité”, a-t-il indiqué.
Il a assuré que les autorités scolaires avaient reçu des instructions pour adapter les modalités de reprise à la situation de chaque établissement et prendre les dispositions nécessaires pour protéger les élèves.
Moustapha Guirassy a réaffirmé que le maintien de la rentrée au 12 octobre était justifié par l’amélioration globale de la situation, tout en reconnaissant la nécessité de mesures particulières pour les écoles qui ne sont pas encore en mesure d’accueillir les élèves dans des conditions satisfaisantes.
BAB/BK
