Ousmane Sonko revendique la paternité du Plan de redressement économique et social (PRES), qu’il présente comme un instrument capable de mobiliser d’importantes ressources pour financer les politiques publiques.
Le Premier ministre estime que le potentiel de ce programme reste largement inexploité.
« Le PRES est un excellent plan », a-t-il affirmé, assurant que le dispositif aurait généré plus de 312 milliards de francs CFA au cours de l’année, malgré les difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre.
Selon Ousmane Sonko, ce montant pourrait être porté à au moins 700 milliards de francs CFA par an si les différentes mesures prévues étaient pleinement appliquées.
Le plan repose notamment, d’après son intervention, sur la mobilisation de ressources internes, la renégociation de certains engagements, la valorisation des actifs publics et l’amélioration des mécanismes de recouvrement.
Le Premier ministre évoque également la régularisation de certaines occupations foncières, la délivrance de titres aux occupants éligibles ainsi que la négociation de licences avec des opérateurs économiques.
Il estime que ces mesures pourraient permettre à l’État de dégager des recettes supplémentaires sans faire reposer tout l’effort sur les consommateurs.
Ousmane Sonko critique, en parallèle, la volonté de modifier certaines dispositions fiscales liées aux transferts d’argent. Il demande au gouvernement de présenter un bilan précis de la réforme adoptée en septembre 2025 avant d’envisager une modification.
« Donnez-nous un rapport d’évaluation pour nous dire qu’est-ce qui n’a pas marché », a-t-il insisté.
Le débat porte ainsi sur la capacité du PRES à produire les recettes attendues et sur la nécessité d’évaluer les dispositifs déjà adoptés avant de modifier les orientations fiscales.
