Une maison enregistrée au numéro 14 de l’avenue Nelson-Mandela, dans le secteur de l’hôpital Principal de Dakar, aurait changé de propriétaire pour 30 millions de FCFA avant une seconde transaction, quelques années plus tard, estimée à près d’un milliard. Cet écart soulève des questions sur l’évaluation initiale et les modalités de la transaction présumée concernant le patrimoine bâti de l’État.
Le statut juridique du bien au moment de la cession reste à établir : il pourrait avoir appartenu à l’État ou relever d’un autre régime. La maison aurait aussi servi de logement de fonction à Mouhamadou Makhtar Cissé, selon les informations de Leral.net, mais les éléments rapportés ne confirment pas cette affectation. La propriété légale et les conditions d’occupation ne sont pas établies.
Un ancien ministre des Finances serait également intervenu dans la vente, d’après le même récit, sans que le rôle des personnes citées soit établi. Les faits rapportés ne permettent pas de déterminer qui a autorisé la cession ni si les procédures applicables à un bien public ont été respectées. Une éventuelle désaffectation ou un déclassement du bien reste aussi à vérifier.
Les vérifications passent par la consultation des actes fonciers, administratifs et notariés. Ces pièces doivent permettre d’établir le propriétaire au moment de l’opération, les autorisations de vente, la méthode d’évaluation immobilière et la traçabilité du paiement.
