La menace viendrait-elle de l'intérieur même du pouvoir ? Le colonel Michaël Randrianirina soupçonne certaines personnes de son entourage de chercher à provoquer sa chute. Lors d'un culte organisé dimanche à la chapelle du palais d'État d'Iavoloha, le président de la Refondation a publiquement dénoncé des agissements présumés de collaborateurs qu'il côtoie régulièrement, sans toutefois révéler leur identité.
Selon le chef de l'État, certains individus proches de lui auraient recours à des pratiques occultes dans l'espoir de mettre fin à son pouvoir. « La plupart sont des personnes qui travaillent avec moi. Des personnes que je côtoie régulièrement », a-t-il déclaré devant les fidèles. Une affirmation qui soulève des interrogations sur les relations de confiance au sein de son propre entourage.
Sans désigner nommément les personnes concernées, Michaël Randrianirina affirme connaître leurs agissements présumés. Il estime que la diffusion de son intervention sur les réseaux sociaux leur permettra de comprendre qu'il est informé de leurs intentions. Ces déclarations interviennent alors que le président vient de célébrer le premier anniversaire de sa prestation de serment, le 17 octobre.
Revenant sur les événements de septembre et octobre 2025, le chef de l'État a expliqué que les affrontements ayant précédé son accession au pouvoir ne se limitaient pas aux manifestations populaires. Selon lui, certains acteurs auraient sollicité des praticiens traditionnels pour influencer l'issue de cette période politique. Il affirme que plusieurs personnes poursuivraient actuellement des démarches similaires afin d'obtenir son départ.
Le président a également évoqué plusieurs événements tragiques survenus ces derniers mois, notamment des enlèvements suivis de découvertes de corps sans vie, des accidents de circulation et des incendies. Il établit un rapprochement entre ces faits et les menaces spirituelles qu'il estime subir. Il a aussi mentionné les problèmes de santé de plusieurs militaires chargés de sa sécurité, dont certains seraient encore hospitalisés.
Aucune preuve n'a cependant été présentée pour établir un lien entre ces événements et les pratiques dénoncées. Les déclarations présidentielles ne permettent pas davantage de confirmer l'existence d'un complot organisé au sein du pouvoir.
Au-delà de ses soupçons, Michaël Randrianirina a dénoncé les ambitions personnelles et les rivalités qui, selon lui, risquent de compromettre l'intérêt national. Il estime que les luttes individuelles pour le pouvoir peuvent entraîner des conséquences pour l'ensemble de la population.
Face à cette situation, le président appelle les citoyens à intensifier leurs prières et à conserver leur confiance en Dieu. Il affirme que l'avenir de son pouvoir dépend avant tout de la volonté divine. Reste désormais une interrogation particulièrement sensible : qui sont ces proches collaborateurs que le chef de l'État soupçonne de vouloir provoquer sa chute ?
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