Madagascar participe aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, organisées du 12 au 18 octobre à Bangkok, en Thaïlande. La délégation malgache entend profiter de ce rendez-vous international pour présenter les priorités économiques du pays, consolider ses relations avec les partenaires financiers et mobiliser de nouvelles ressources destinées au développement.
Conduite par le ministre de l'Économie et des Finances, Herinjatovo Aimé Ramiarison, la délégation comprend une équipe technique chargée de défendre les orientations économiques du gouvernement. La participation du Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, est également envisagée. Les discussions doivent notamment porter sur les financements nécessaires à la mise en œuvre de la Politique de l'État pour la Refondation (PGE-R).
Parmi les dossiers prioritaires figure le développement des infrastructures routières. Madagascar souhaite obtenir davantage d'appuis pour améliorer les liaisons entre les régions, faciliter la circulation des marchandises et soutenir les activités économiques. Le secteur énergétique occupe également une place importante dans les démarches engagées auprès de la Banque mondiale, notamment pour financer les projets de production et améliorer l'accès à l'électricité.
La résilience climatique constitue un autre axe défendu par Madagascar. Confronté régulièrement aux cyclones et aux sécheresses, particulièrement dans le Sud, le pays recherche des financements pour renforcer ses capacités d'adaptation et protéger les populations vulnérables. Les autorités souhaitent également encourager les investissements privés dans les secteurs stratégiques.
Les échanges avec le FMI pourraient, par ailleurs, permettre à Madagascar de faire valoir sa position concernant les programmes de financement en cours. Le gouvernement cherche notamment à revoir certains critères de performance liés à la Facilité élargie de crédit (FEC) et à la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). La question du plafonnement des prix des carburants demeure un point sensible dans les discussions avec l'institution.
Les Assemblées de Bangkok aborderont également la dette publique, la création d'emplois, la transformation numérique et la mobilisation des capitaux privés. Ces sujets rejoignent plusieurs préoccupations économiques de Madagascar.
La semaine dernière, le Premier ministre avait insisté sur la nécessité de renforcer la confiance des partenaires internationaux afin de faciliter les procédures de décaissement des financements publics.
Pour Madagascar, l'enjeu de ces rencontres sera de traduire les priorités nationales en engagements financiers concrets, tout en défendant les marges de manœuvre économiques nécessaires à la mise en œuvre de la Refondation.
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