La 18e Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (FILDAK) n’a pas attiré autant de visiteurs que les éditeurs l’espéraient. Organisée sur cinq jours après plusieurs années d’interruption, elle devait se terminer lundi.
Placée sous le thème « Bibliothèque, transmission, souveraineté », la manifestation a accueilli l’Égypte comme pays invité d’honneur. Dans les allées, les visites de groupes scolaires ont apporté de l’animation aux stands, où les élèves ont découvert les ouvrages proposés par les exposants.
L’affluence à la FILDAK 2026 est restée en deçà des attentes des éditeurs, même si des visiteurs se sont déplacés au cours des cinq jours de la foire (APS). Les élèves du primaire et du collège ont notamment parcouru les rayons avec leurs accompagnateurs, après avoir partagé un goûter installé sur des tapis.
Un exposant turc a invité les enfants à venir prendre des livres gratuitement. Ils ont reçu chacun un exemplaire de « L’Éthique islamique ». Ibrahim, originaire de Turquie, a expliqué que sa première visite à Dakar lui avait donné envie de participer aux prochaines éditions de la foire. Il a indiqué que son activité porte sur des manuels consacrés à la religion musulmane.
Des livres pour tous les âges
Contes, matériel didactique, romans, essais et recueils de nouvelles figuraient parmi les ouvrages proposés. Les stands présentaient leurs livres dans des espaces d’exposition aménagés, tandis que des salons permettaient aux visiteurs et aux professionnels d’échanger.
Famara Drame, étudiant en génie logiciel et en administration réseaux, exposait pour Mintou Editions, une maison sénégalaise. Il a indiqué que sa présence à la foire était régulière et que le changement de lieu avait posé des difficultés pour cette édition. Les livres présentés par sa maison, a-t-il précisé, conviennent à différents âges et coûtent entre 3 000 et 8 000 francs CFA.
Fatimata Diallo Ba a présenté « Rouge silence », un roman consacré aux secrets de famille et aux silences dans la société. L’autrice a expliqué que son livre évoque les situations où une personne est sommée de taire ce qu’elle a à dire.
La foire réunissait une soixantaine d’exposants venus de dix pays. Alioune Ndiaye, lecteur venu pour la première fois, a acheté plusieurs livres, notamment pour donner le goût de la lecture à ses enfants. Parmi les professionnels étrangers présents figurait aussi Sékou Fofana, éditeur malien et président de l’association panafricaine des éditeurs francophones au sud du Sahara, à Madagascar et à l’île Maurice.
Mamadou Samb a remporté le Grand prix des lycéens en 2011 avec « Le regard de l’aveugle », traduit en arabe en 2026.
