Publié le: 15 octobre 2026 à 07:43
L’organisation DIS-MOI (Droits Humains Océan Indien) exprime sa vive opposition à la proposition du gouvernement d’abaisser l’âge de responsabilité pénale de 14 à 12 ans. Dans un communiqué publié le mercredi 14 octobre, elle estime qu’une telle mesure constituerait un recul en matière de protection des droits fondamentaux des enfants.
Tout en condamnant les actes de violence et de vandalisme survenus ces derniers jours à Maurice, DIS-MOI considère que la réponse à une situation de crise ne doit pas se faire au détriment des droits des enfants.
L’organisation, qui bénéficie du statut d’observateur auprès du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant (CAEDBE), rappelle que le Comité des droits de l’enfant des Nations unies recommande de fixer l’âge minimum de responsabilité pénale à au moins 14 ans et déconseille expressément son abaissement.
DIS-MOI souligne également que Maurice est signataire de la Convention relative aux droits de l’enfant. Selon l’organisation, l’adoption du Children’s Act 2020 avait marqué une avancée importante dans la reconnaissance et la protection des droits des enfants. Revenir sur cette disposition soulèverait, à ses yeux, de sérieuses interrogations quant à l’orientation de la politique nationale de protection de l’enfance.
L’organisation fait valoir qu’à 12 ans, un enfant est encore en plein développement psychologique, émotionnel et social. Elle estime que sa responsabilisation doit avant tout reposer sur une approche éducative, protectrice et axée sur la réhabilitation.
Dans son communiqué, la Commission pour les droits des enfants de DIS-MOI exhorte ainsi le gouvernement à reconsidérer cette proposition et à privilégier le dialogue, la prévention, l’accompagnement psychosocial ainsi que des mécanismes de justice juvénile adaptés.
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