SENEGAL-ECONOMIE-MEDIAS
Dakar, 13 oct (APS) – Une formation destinée à renforcer la compréhension et l’exploitation des données a été dispensée à une quarantaine de journalistes sénégalais, mardi, à Dakar, à l’initiative de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) et de la Banque mondiale.
‘’De la donnée à l’information’’ est l’intitulé de la session de formation, dont ont bénéficié des membres du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES) et de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS).
‘’Cette formation est extrêmement importante pour nous, car elle nous permet de partager et de vulgariser nos études et nos méthodes de production’’, a dit le directeur général de l’ANSD, Abdou Diouf.
Cette initiative offre également à l’ANSD l’opportunité d’‘’interagir avec la presse en vue d’une meilleure compréhension de [son] travail’’ pour les journalistes, a ajouté M. Diouf.
Les données étant un outil stratégique pour la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques, elles doivent être bien comprises et accessibles pour le public, a-t-il souligné.
Leur compréhension et leur bonne utilisation par les journalistes – des intermédiaires entre l’ANSD et le public – sont donc nécessaires, a laissé entendre Abdou Diouf.
La session de formation a été dispensée aux membres du COJES et de la CJRS, dans le cadre d’un projet visant à améliorer les systèmes statistiques des États et des institutions, selon le directeur de division de la Banque mondiale pour le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Sénégal, Djibrilla Issa.
M. Issa a insisté sur l’importance de la fiabilité des données et de la régularité de leur production, qui sont, à son avis, indispensables à la prise de décision.
Les journalistes jouent un rôle considérable dans la diffusion des données produites par les institutions, a-t-il signalé.
Ils aident à bien faire comprendre les politiques publiques et les projets de développement à leurs bénéficiaires, a rappelé Djibrilla Issa.
Selon le président de la CJRS, Mamadou Diagne, la formation des journalistes à l’exploitation des données est une nécessité pour les journalistes, d’autant plus qu’ils sont confrontés à une quantité de données qui ne cesse de croître, provenant des institutions.
Diagne juge nécessaire aussi, pour les professionnels des médias, de faciliter au public la compréhension des données.
Les journalistes doivent avoir les compétences nécessaires pour analyser et expliquer les données au public, a-t-il ajouté.
Le président du COJES, Dialigué Faye, estime que la maîtrise des données est une dimension importante du travail des journalistes. ‘’Qu’il s’agisse de la croissance économique, du chômage, des finances publiques, des crises sanitaires ou du changement climatique, les réalités sociales et politiques se traduisent de plus en plus par les données’’, a-t-il souligné.
En raison de l’abondance de données surtout, le travail des journalistes n’est plus seulement de les recueillir et de les transmettre au public, selon Faye.
Ils ont l’obligation, à son avis, de les décrypter, de les analyser et de les restituer de manière intelligible.
‘’Investir dans la formation des journalistes au traitement des données, c’est […] aider à mettre à la disposition de nos concitoyens une information fiable’’, a ajouté le président du COJES.
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