Aminata Touré exprime ses réserves sur la proposition de résolution du groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes visant à mettre en place une commission d’enquête parlementaire sur les fonds spéciaux de la Primature, du CESE et du HCCT, couvrant la période 2012-2026. Pour l’ancienne Première ministre, « le contrôle de la bonne utilisation des deniers publics relève des institutions compétentes, notamment la Cour des comptes et l’Inspection générale d’État (IGE).«
Sur sa page Facebook, Aminata Touré a réagi à l’annonce d’Ousmane Sonko concernant cette initiative parlementaire, en plaidant pour que le contrôle des finances publiques reste du ressort des institutions compétentes.
Pour l’ancienne Première ministre, la bonne gouvernance et la transparence constituent des principes essentiels pour le développement du Sénégal. Elle affirme partager cette conviction avec le mouvement Kiiraay et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Dans sa publication, elle met toutefois en garde contre les manœuvres et les manipulations politiques susceptibles, selon elle, de porter atteinte aux principes républicains.
Aminata Touré estime que la Cour des comptes et l’Inspection générale d’État (IGE) sont les institutions juridiquement habilitées à contrôler la bonne utilisation des deniers publics. Elle considère, dès lors, que les députés ne doivent pas empiéter sur les prérogatives de ces organes de contrôle.
« Les députés de l’Assemblée nationale ne sauraient s’arroger les prérogatives de la Cour des comptes et de l’Inspection générale d’État », soutient-elle, mettant également en avant la technicité des vérifications financières.
Pour elle, l’examen des finances publiques nécessite des compétences spécifiques et une expertise approfondie, loin de toute démarche qu’elle assimile au populisme.
Dans cette perspective, Aminata Touré préconise la transmission de l’ensemble des dossiers évoqués aux organes de contrôle compétents. Elle cite notamment le fonds Jaam destiné à la Casamance, qu’elle souhaite voir également soumis à ces vérifications.
En conclusion, elle appelle chacun à respecter les prérogatives des institutions républicaines, estimant qu’une telle démarche contribuerait au bon fonctionnement de l’État
