L’annulation de huit épreuves du School Certificate et du Higher School Certificate le 13 octobre contraint le ministère de l’Éducation et le Mauritius Examinations Syndicate à trouver une solution d’évaluation d’urgence avec Cambridge. Un communiqué clarifiera la situation ce jeudi pour rassurer des milliers de candidats.
À la suite de tensions dans le pays, l’annulation exceptionnelle de plusieurs épreuves du School Certificate (SC) et du Higher School Certificate (HSC) contraint les autorités éducatives et le Mauritius Examinations Syndicate (MES) à trouver une alternative d’évaluation conforme aux règles de Cambridge. Le MES publiera un communiqué dans la journée pour préciser les modalités de notation et pour rassurer les élèves.
Huit épreuves concernées au SC et au HSC
La journée du mardi 13 octobre 2026 restera marquée par une situation inhabituelle dans le calendrier des examens nationaux. Alors que des milliers d’élèves sont engagés dans les épreuves du SC et du HSC, plusieurs n’ont pas pu se tenir. Une décision qui soulève désormais des interrogations quant à l’évaluation des candidats concernés et aux dispositions qui seront prises pour préserver l’équité entre les élèves.
Au niveau du SC, trois épreuves sont concernées : Biology (Alternative to Practical), Biology (Practical Test) et Physical Education. Du côté du HSC, les questionnaires annulés portent sur cinq épreuves : History, Economics, Mathematics (Pure Mathematics 2), Mathematics (Mechanics) et Mathematics (Probability & Statistics 2).
L’annulation de ces huit épreuves place les autorités éducatives devant un défi de taille. Au-delà des contraintes organisationnelles, c’est la situation des candidats qui retient l’attention. Pour ces derniers, les examens représentent l’aboutissement de plusieurs mois, voire de plusieurs années, de préparation. L’impossibilité de prendre part aux examens dans certaines matières risque donc de susciter des inquiétudes, notamment sur la manière dont leurs résultats seront établis.
Intervenant sur la question, dans l’après-midi de mercredi, le ministre de l’Éducation, le Dr Mahen Gungapersad, a indiqué que ces épreuves spécifiques ne pourront pas être reprogrammées en raison du protocole international de Cambridge. Cette contrainte écarte ainsi la possibilité d’organiser de nouvelles sessions pour les questionnaires concernés.
Cambridge au cœur de l’équation
La situation est d’autant plus délicate que les examens du SC et du HSC s’inscrivent dans un cadre international, avec des procédures et des exigences qui ne peuvent être modifiées au gré des circonstances. Si l’annulation des épreuves découle d’une situation exceptionnelle sur le plan national, les autorités doivent néanmoins trouver une réponse compatible avec les règles applicables à ces examens. Le défi consiste donc à concilier deux impératifs : respecter le protocole de Cambridge et garantir, dans la mesure du possible, que les élèves ne soient pas injustement désavantagés par des événements indépendants de leur volonté.
Face à cette impasse, des pourparlers ont eu lieu entre préposés du MES et responsables de l’université de Cambridge. Plusieurs mécanismes alternatifs sont à l’étude, parmi lesquels la Special Consideration, une disposition exceptionnelle qui pourrait permettre d’établir une note finale sans que les élèves aient à prendre part aux épreuves annulées.
Cette formule s’appuie notamment sur les Forecast Questions, soit les notes prévisionnelles communiquées par les collèges, ainsi que sur les performances obtenues par les candidats dans les autres questionnaires de la même matière qu’ils ont pu compléter. L’objectif serait de disposer d’une base d’évaluation permettant de tenir compte du niveau de chaque élève, malgré l’absence de certaines notes d’examen.
Cette possibilité reste toutefois soumise à l’examen des instances concernées. Les modalités précises de son application, les critères retenus et les garanties offertes aux candidats devront être clarifiés avant qu’une décision soit communiquée. Il importe également de déterminer dans quelle mesure cette procédure pourra être appliquée aux différentes matières concernées, compte tenu de leurs spécificités.
L’enjeu est désormais de trouver une solution à la fois conforme aux exigences de Cambridge et équitable pour les élèves. Toute décision devra tenir compte des circonstances particulières ayant empêché la tenue des épreuves, sans pour autant compromettre la crédibilité des résultats du SC et du HSC.
Protocole international
Pour les candidats, leurs parents et les établissements scolaires, l’attente porte essentiellement sur les garanties apportées et sur la manière dont les notes seront calculées. La transparence des critères retenus sera déterminante pour dissiper les inquiétudes et éviter que les élèves ne se sentent lésés par une situation exceptionnelle.
En attendant les conclusions des discussions entre le MES et Cambridge, une question demeure : comment assurer une évaluation juste lorsque certaines épreuves n’ont pu avoir lieu ? Et quid du calcul des notes pour déterminer la liste des lauréats ? La réponse dépendra des mécanismes que les deux instances accepteront de mettre en œuvre.
Au-delà des contraintes imposées par le protocole international, les autorités éducatives devront veiller à ce que les conséquences des événements du 13 octobre ne compromettent pas les perspectives académiques des candidats concernés.
