Lors du point de presse de Pastef consacré à la loi de finances rectificative (LFR) 2026, ce lundi, Ousmane Sonko a durci le ton sur l’encadrement des fonds spéciaux. Il a affirmé que les députés de Pastef ne voteront ni les prochaines lois de finances initiales ni les lois de finances rectificatives sans l’adoption de dispositions légales encadrant l’utilisation de ces ressources.
« Nous savions que le vrai rendez-vous allait venir », a déclaré le Premier ministre, rappelant que l’encadrement des fonds spéciaux constitue un engagement politique porté par le président de la République et Pastef depuis 2019, puis réaffirmé dans le programme de 2024. Il a déploré que les précédentes tentatives du groupe parlementaire de Pastef aient, selon lui, été confrontées au recours au vote bloqué.
« Pastef ne votera ni dans la loi de finances rectificative, ni dans la loi de finances initiale, sans qu’elle comporte des dispositions légales sur l’encadrement des fonds spéciaux », a-t-il insisté. Il réclame un cadre juridique limitant la gestion discrétionnaire de ces fonds et garantissant leur contrôle.
Ousmane Sonko a annoncé que son camp déposerait des amendements et prévenu qu’en cas de recours au vote bloqué, les députés de Pastef rejetteraient les textes budgétaires concernés.
