Le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR) apporte son soutien aux travailleurs mobilisés et demande l’ouverture immédiate de négociations avec le Gouvernement.
Dans sa déclaration signée par sa Conférence des leaders, l’organisation critique la réponse des autorités aux revendications syndicales. Le soutien du FDR intervient dans un conflit marqué, selon le Front, par deux grèves générales en trois mois : une mobilisation de 24 heures en juillet 2026, puis un mouvement de 72 heures en octobre. Les syndicats avaient déjà averti que les délais légaux de préavis étaient arrivés à échéance sans que les principaux engagements du gouvernement soient exécutés. Ils dénoncent aussi la dégradation des conditions de vie et de travail, qui nourrit la montée de la contestation. Dakaractu rapporte que le FDR évoque par ailleurs plusieurs démarches syndicales, dont des marches nationales et des appels au dialogue.
Le Front juge insuffisantes les réponses gouvernementales aux revendications liées au Pacte de stabilité sociale. Il estime que les consensus issus des concertations tripartites n’ont pas été respectés lors de l’adoption des réformes du Code du travail et du Code de la sécurité sociale. Ces deux textes sont au cœur du bras de fer : après une grève générale d’avertissement le 10 juillet, le Front syndical pour la défense du travail a exigé leur retrait avant leur examen par l’Assemblée nationale et menacé de paralyser le pays par une grève de 72 heures. Le FDR critique également l’appel adressé aux syndicats, deux jours avant la grève, pour qu’ils renoncent à leur mouvement.
Le FDR dénonce par ailleurs la conduite de bus de Dakar Dem Dikk par les Forces de défense et de sécurité, ainsi que la réquisition de travailleurs dans plusieurs secteurs. Il réclame un dialogue social structuré, le respect des engagements pris envers les syndicats et la fin des mesures qu’il considère comme des entraves au droit de grève.
Les commissions d’enquête de l’Assemblée nationale sont également visées. Le Front les décrit comme une « grosse comédie » et accuse leurs initiateurs d’écarter les dossiers où PASTEF serait impliqué. Il reproche aussi à la majorité parlementaire d’avoir adopté sans modification les projets de réforme contestés par les travailleurs.
Dans sa déclaration, le FDR critique enfin le refus de procéder à une révision des listes électorales et l’absence de discussions sur les modes de scrutin.
