Le vote indicatif du Conseil de sécurité des Nations unies du vendredi 16 octobre 2026 place la candidature de Macky Sall dans une situation délicate. l’ancien président du Sénégal est confronté à l’hostilité de trois membres permanents.
Selon les résultats communiqués, l’ancien président sénégalais a recueilli 10 avis défavorables contre seulement 5 avis favorables, dont trois émanant de membres permanents du Conseil de sécurité.
Le scrutin constitue un signal diplomatique défavorable pour le candidat sénégalais, engagé dans la course à la succession d’António Guterres au poste de secrétaire général de l’ONU.
Trois membres permanents dans le camp des opposants.
Le principal enseignement de ce vote réside dans le positionnement de trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité parmi les opposants à Macky Sall.
Les États-Unis, la Chine, la Russie, la France et le Royaume-Uni disposent d’un droit de veto lors du vote formel sur la recommandation du futur secrétaire général.
Cette opposition représente un obstacle important pour l’ancien chef de l’État sénégalais. En effet, même si un candidat recueille suffisamment de voix, l’opposition formelle d’un seul membre permanent peut empêcher sa recommandation au Conseil de sécurité.
Il convient toutefois de distinguer le vote indicatif du veto officiel. Un avis défavorable exprimé lors de cette consultation ne constitue pas juridiquement un veto et ne signifie pas nécessairement que la position du pays concerné restera inchangée lors des prochaines étapes.
Dix avis défavorables contre cinq favorables
Avec cinq avis favorables et dix défavorables, Macky Sall se retrouve dans une configuration difficile. Ce rapport traduit l’existence de résistances importantes au sein du Conseil de sécurité et souligne les défis diplomatiques auxquels sa candidature est confrontée.
Pour le Sénégal, dont l’ancien président ambitionne d’accéder à la tête de l’organisation internationale, l’enjeu dépasse la seule arithmétique du scrutin. Il s’agit également de convaincre les grandes puissances de la pertinence de sa candidature et de réunir les soutiens nécessaires à une éventuelle recommandation.
Une course diplomatique encore ouverte
Malgré ce résultat défavorable, le processus de sélection n’est pas nécessairement terminé. Les consultations peuvent se poursuivre et les positions des membres du Conseil de sécurité peuvent évoluer avant le vote formel.
Pour être recommandé à l’Assemblée générale, un candidat doit obtenir au moins neuf voix sur quinze au Conseil de sécurité et ne faire l’objet d’aucun veto d’un membre permanent lors du scrutin formel.
Le vote du 16 octobre constitue ainsi un revers pour Macky Sall, sans équivaloir à une élimination officielle. La suite du processus permettra de déterminer si sa candidature peut encore rallier les soutiens indispensables au sein du Conseil de sécurité.
