Le mouvement syndical maintient le cap. Malgré les appels du gouvernement à la trêve sociale, les centrales syndicales entendent observer leur grève générale des 21, 22 et 23 octobre. Trêve sociale refusée, les camarades de Cheikh Diop maintiennent la pression sur l’État.
Cheikh Diop, secrétaire général de la CNTS/FC, a expliqué les raisons de cette mobilisation, dénonçant notamment le non-respect de certains engagements pris par l’État.
Pour Cheikh Diop, la crise actuelle ne peut être comprise sans revenir sur les mécanismes de suivi du pacte de stabilité sociale.
Selon lui, le comité chargé d’évaluer l’application des accords devait permettre aux différentes parties de vérifier, point par point, les engagements souscrits et les obligations de chacun avant l’échéance du pacte.
Or, le responsable syndical estime que « le cadre de suivi ne saurait remplacer les négociations portant sur les revendications concrètes des travailleurs ».
Il rappelle que les organisations syndicales ont déposé un préavis de grève depuis le mois de mars, « sans obtenir, selon son appréciation, de réponses satisfaisantes à leurs attentes. »
Le syndicaliste conteste ainsi l’idée de conditionner les discussions à des préalables qui, selon lui, ne répondent pas aux préoccupations exprimées par les travailleurs. Il plaide pour des négociations effectives sur les points de blocage.
Parmi les principales revendications figurent l’extension des indemnités de logement aux agents concernés, l’application des accords conclus avec les syndicats de l’Éducation et des collectivités territoriales, ainsi que la révision de dispositions contestées des Codes du travail et de la sécurité sociale.
Cheikh Diop considère que la mobilisation actuelle découle de ces engagements restés, selon lui, insuffisamment exécutés. Il appelle « les autorités à prendre la mesure du mécontentement social et à ouvrir des discussions permettant d’aboutir à des solutions concrètes. »
Pour le syndicaliste, sur la Rfm, l’enjeu dépasse donc la seule observation de trois journées de grève : « il s’agit de rétablir la confiance entre l’État et les travailleurs à travers le respect des accords signés. »
