Publié le: 16 octobre 2026 à 07:56
Horaires écourtés, fréquentation en baisse et manque à gagner : les opérateurs d’autobus adaptent leurs opérations à une demande en recul.
« Moins de passagers, c’est définitivement un manque à gagner », résume Yousouf Sairally, Traffic Manager chez United Bus Service (UBS). Cette semaine, poursuit-il, la fréquentation a diminué de 50 %, entraînant une baisse des recettes estimée à environ 50 %. Le couvre-feu bouleverse les horaires habituels.
Chez UBS, les autobus circulent normalement de 5 heures à 21 heures. Avec les restrictions, le service s’arrête majoritairement à 18 heures. À la Mauritian Bus Transport (MBT), les horaires ont aussi changé, passant d’une plage habituelle de 4 h 30 à 20 heures à un service de 5 heures à 18 heures. La réduction du nombre de passagers, en raison de la fermeture des écoles et du recours au télétravail, se répercute directement sur les recettes.
« On compte 50 % en moins de passagers et de recettes », indique Dhiraz Dosieah, manager de la Mauritian Bus Transport. Les contraintes liées au couvre-feu compliquent également l’organisation du travail. « Certains employés résidant dans les régions concernées par le couvre-feu ne peuvent sortir suffisamment tôt pour rejoindre leur poste. Nous avons dû nous adapter », explique-t-il. La compagnie assure néanmoins maintenir ses services en prenant les précautions nécessaires.
Même ajustement à la Compagnie nationale de transport (CNT). Selon Shyam Dajee, le Traffic Manager, les autobus commencent désormais leur service à 5 heures et doivent tous regagner leur dépôt à 18 heures, contre des horaires habituels allant de 5 heures à 20 h 30. « La baisse du nombre d’écoliers et le télétravail pèsent sur la fréquentation. Il faudra attendre jusqu’à vendredi pour évaluer plus précisément le manque à gagner », indique Shyam Dajee.
Les trois opérateurs souhaitent tous que la situation retourne rapidement à la normale.
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