Le Sénégal doit encore convaincre ses créanciers sur le traitement de sa dette, alors qu’aucun accord définitif n’a été conclu. Lors des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale en Thaïlande, Kristalina Georgieva a mis en avant les perspectives économiques du pays, tout en soulignant le poids des dettes non déclarées.
Le traitement de la dette du Sénégal reste lié aux modalités retenues et aux engagements des créanciers. La directrice générale du FMI a présenté le dossier comme une occasion de mettre à l’épreuve les mécanismes renforcés du G20 en matière de traitement de la dette.
Dans les échanges rapportés par XalimaSN, le rôle du Fonds ne se limite pas à un éventuel appui financier : il peut aussi faciliter le dialogue entre Dakar et ses créanciers en évaluant la situation économique du pays et ses perspectives de remboursement.
Cette facilitation ne vaut pas accord. Les conditions d’un éventuel programme financier et les engagements des créanciers restent à préciser, tandis que le gouvernement cherche à restaurer la confiance de ses partenaires sans réduire les ressources destinées aux politiques publiques.
La soutenabilité de la dette demeure au centre des prochaines discussions, qui devront établir si le Sénégal peut dégager des marges budgétaires sans compromettre ses perspectives de croissance et de développement. Le 1er septembre 2026, Dakar et les services du FMI étaient parvenus à un accord sur un programme d’environ 2,2 milliards de dollars sur 36 mois, encore soumis à l’approbation du conseil d’administration du Fonds.
