Les récentes violences, marquées notamment par des pillages et des actes de vandalisme dans plusieurs régions du pays, pourraient avoir entraîné des pertes d’activité estimées entre Rs 270 et Rs 470 millions, soit une baisse de 20 % à 35 % selon les hypothèses retenues.
L’organisation précise que ces estimations sont préliminaires et portent sur la valeur ajoutée directe, en se concentrant sur les journées les plus affectées.
Business Mauritius poursuit la collecte d’informations auprès de ses membres et souligne que les chiffres pourraient évoluer.
Une quinzaine de signalements majeurs de dommages matériels
Sur le plan matériel, une quinzaine de signalements majeurs ont été recensés à ce stade.
Selon les informations communiquées par la Mauritius Chamber of Agriculture, environ 17 450 tonnes de canne à sucre auraient été brûlées, occasionnant des pertes estimées entre Rs 15 et Rs 18 millions.
De son côté, la Mauritius Bankers' Association a fait état de dommages dans le secteur bancaire, évalués à Rs 2,2 millions.
Business Mauritius souligne que la majorité des signalements concerne toutefois le commerce de gros et de détail. Plusieurs commerces ont été endommagés ou pillés. Certains coûts restent encore à évaluer.
Des répercussions sur l’image internationale de Maurice
Les récentes perturbations ont également attiré l’attention des médias internationaux.
Selon Business Mauritius, au 15 octobre, onze retombées avaient été relevées dans des médias internationaux de premier plan, notamment BBC News, Le Monde, Le Parisien, Al Jazeera et Bloomberg. Neuf autres publications avaient également été recensées dans d'autres médias.
L’organisation estime que cette couverture médiatique peut influencer la perception de la sécurité et de la stabilité de Maurice auprès des visiteurs, des investisseurs et des partenaires économiques.
Business Mauritius considère toutefois qu’il est encore trop tôt pour quantifier l’investissement nécessaire afin de préserver l’image du pays.
Elle souligne que cet effort dépendra de l’évolution de la situation et d’une communication suivie, reposant sur des informations vérifiables et sur le retour à la normale.
