Le Commissariat d’arrondissement de Grand-Yoff a interpellé deux individus dans une affaire présumée de falsification de documents administratifs et douaniers. Des centaines de faux certificats de mise à la consommation (CMC), utilisés pour régulariser des motocycles, ont été découverts dans un multiservices situé à Derklé–Dieuppeul, a appris Senego.
Une affaire de faux documents douaniers est en cours d’instruction à Grand-Yoff. Tout est parti d’un différend autour d’un motocycle de marque Jakarta. Un individu s’était présenté au commissariat pour remettre le deux-roues à un tiers, dans le cadre du règlement d’un litige antérieur.
Lors de l’inspection technique de la moto, les policiers ont constaté des traces d’altération sur le numéro de châssis ainsi que des irrégularités dans les documents présentés pour sa circulation.
Interrogé, le détenteur du motocycle a affirmé l’avoir acheté auprès d’un tiers, qui lui aurait remis les documents le lendemain de la transaction. Il a également soutenu ignorer leur caractère frauduleux. Les investigations ont alors conduit à l’interpellation du vendeur présumé.
30 000 FCFA pour un faux certificat
Au cours de son interrogatoire, ce dernier a reconnu avoir remis un faux certificat de mise à la consommation à l’un des protagonistes de la transaction. Il a expliqué que le document lui avait été fourni par le gérant d’un multiservices établi dans le quartier de Derklé–Dieuppeul, en contrepartie de 30 000 FCFA.
La poursuite des investigations a permis aux enquêteurs d’interpeller le présumé faussaire. La perquisition de son lieu de travail a abouti à la découverte de centaines de faux certificats de mise à la consommation portant l’en-tête de la Douane. Selon la Police, ces documents étaient confectionnés pour permettre la régularisation de motocycles, dont la plupart seraient d’origine illicite.
L’exploitation du matériel informatique utilisé par le suspect a également permis aux enquêteurs de mesurer l’ampleur présumée de ses activités. L’analyse de son téléphone portable a, par ailleurs, révélé de nombreuses conversations avec différents correspondants établis dans la région de Dakar.
Le suspect reconnaît les faits
Confronté aux éléments recueillis, le présumé faussaire a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a déclaré s’adonner à cette activité depuis plusieurs années, affirmant vouloir « aider » des vendeurs et des mécaniciens à régulariser leurs motos.
D’après la Police, il a même présenté aux enquêteurs le procédé technique utilisé pour falsifier les certificats à l’aide de son ordinateur. Ce matériel a été saisi et placé sous scellés.
Les deux mis en cause ont été placés en garde à vue. L’enquête se poursuit afin d’identifier et d’interpeller les autres personnes susceptibles d’être impliquées dans ce réseau présumé de faussaires.
