Ousmane Sonko conditionne le soutien des députés de Pastef aux projets de lois de finances à la prise en compte de leurs préoccupations. Il rejette si ses exigences ne sont pas prises en compte.
Le leader du parti au pouvoir affirme que les parlementaires ne valideront pas les mesures proposées en l’état, notamment celles relatives aux subventions, à la fiscalité et aux dépenses sociales.
« Pour le moment, nous ne rejetons rien, nous ne validons rien », a déclaré Ousmane Sonko, précisant que son parti reste ouvert à un dialogue avec le gouvernement.
Le chef de Pastef explique que les députés souhaitent examiner les conséquences des mesures budgétaires sur le pouvoir d’achat, l’investissement et les politiques sociales. Il conteste notamment la stratégie consistant à réduire les subventions sans prévoir, selon lui, une baisse correspondante de certaines taxes.
Pour Ousmane Sonko, le budget proposé ne répond pas suffisamment aux objectifs d’investissement et de protection sociale affichés par l’exécutif. Il affirme notamment que le projet de loi de finances rectificative prévoit une baisse de 555 milliards de francs CFA des crédits d’investissement.
Le Premier ministre conteste également les réductions budgétaires touchant plusieurs départements à vocation sociale, notamment l’Éducation nationale, la Famille et la Solidarité ainsi que la Formation professionnelle.
La position de Pastef reste toutefois conditionnelle. « S’il est maintenu tel quel, nous rejetons », a-t-il averti.
Sonko affirme ainsi vouloir privilégier un compromis permettant de concilier les impératifs de redressement des finances publiques et la nécessité de préserver les conditions de vie des Sénégalais.
