SENEGAL-PRESSE-REVUE
Dakar, 21 oct (APS) – La grève générale de 72 heures décrétée par les centrales syndicales dans un contexte de morosité économique est au menu des quotidiens reçus, mercredi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Selon Sud Quotidien, ‘’le Sénégal s’apprête à vivre une semaine particulièrement agitée sur le front social’’.
‘’Des centrales (G7 de l’enseignement, And Gueusseum, Front syndical pour la défense du travail (FSDT) sont parties pour une grève générale qui débute à partir de ce mercredi 21 octobre. Face à ce réchauffement du front social dans un contexte de crise pour les populations, l’Etat en appelle à la responsabilité avant de menacer et de brandir d’éventuelles sanctions’’, relève le journal.
Les syndicats ‘’avaient promis de passer à l’action. Ils ont tenu parole’’, souligne pour sa part L’Observateur.
‘’Hier, les membres du Front syndical pour la défense des travailleurs du Sénégal sont descendus dans la rue pour faire entendre leurs revendications. Ni les menaces du gouvernement de procéder à des ponctions sur leurs salaires, ni les appels à la suspension du mouvement, encore moins les discussions engagées, n’ont entamé leur détermination. Regroupant 13 organisations syndicales issues de différents secteurs d’activité, le collectif a organisé une marche entre l’École normale et le rond-point Jet d’eau. Engagés, les syndicalistes ont donné ainsi le ton avant les 72 heures de grève, prévues les 21, 22 et 23 octobre’’, écrit L’Obs.
Le quotidien ‘’Yoor Yoor’’’ note que le gouvernement, ‘’pris en étau entre la défiance des marchés et la fronde de la rue’’ fait face ‘’à une crise d’une ampleur inédite’’.
‘’D’un côté, la menace de rejet de la loi de finances rectificative par le Parlement inquiète les investisseurs, renforce la pression du FMI et ravive les tensions autour de la dette nationale. De l’autre, le monde du travail hausse le ton : les centrales syndicales lancent une grève générale de 72 heures pour contraindre le pouvoir à revoir ses arbitrages. Pouvoir d’achat en berne, licenciements massifs, rigueur budgétaire et protection sociale fragilisée : les tensions s’accumulent. Le Sénégal s’engage dans une semaine à haut risque. Enjeu : la crédibilité financière du pays, la cohésion sociale et l’issue d’un bras de fer institutionnel explosif’’, souligne la publication.
Selon Le Quotidien, ‘’le gouvernement juge le mouvement illégal’’.
‘’Alors que les centrales syndicales de travailleurs ont déposé un mot d’ordre de grève générale couvrant les secteurs public, parapublic et privé pour trois jours, le ministère de la Fonction publique, du travail et de la réforme du service public réagit fermement. Dénonçant le non-respect des procédures légales liées aux préavis, les autorités rappellent les risques de sanctions et exhortent les syndicats au dialogue et au sens patriotique, à une semaine de l’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse (Joj)’’, rapporte le journal.
Ce qui fait dire à WalfQuotidien que ‘’l’Etat brandit le bâton’’. ‘’Les centrales syndicales ainsi que des syndicats de la santé et de l’éducation maintiennent leur mot de grève. Ce, malgré la trêve demandée par le gouvernement. Seulement, le ministre de la Fonction publique a rappelé les dispositions réglementaires à respecter pour aller en grève’’, relève Walf.
Le Soleil a ouvert ses colonnes au chef de l’Etat à dix jours de l’ouverture des premiers Jeux olympiques de la jeunesse organisés en Afrique, Dakar 2026.
Selon le journal, Bassirou Diomaye Faye ‘’défend un héritage devenu devoir d’État, assume les enjeux financiers et décline sa vision. Avec un pari au-delà de la compétition : donner à la jeunesse sénégalaise l’envie de rêver plus grand’’.
‘’Je veux qu’on dise que c’est ici que cela a commencé’’, affiche à la Une Le Soleil, reprenant le chef de l’Etat.
OID
