Le Mouvement national « Tabakh » Les Bâtisseurs conteste le travail des commissions parlementaires actuellement en activité et les qualifie de « sélectives et orientées ». Il appelle les députés à sortir du périmètre des affaires déjà retenues, en évoquant la gestion des finances publiques et les marchés passés par l’Assemblée nationale.
Le mouvement reproche aux parlementaires de concentrer les auditions sur certaines personnalités, notamment des anciens responsables de l’État, plutôt que d’examiner un éventail plus large d’affaires. Ses membres disent ne pas avoir connu de commission qui expose ainsi des « pères de famille » ayant servi le pays. Cette critique du fonctionnement des enquêtes a été rapportée par PressAfrik.
Parmi les vérifications demandées, Tabakh cite les fonds alloués à la Case des tout-petits. Le mouvement demande également un examen de l’achat de voitures qu’il présente comme destinées à des responsables politiques. Il souhaite que les interrogations autour de l’ASER portent sur les « 37 milliards » évoqués et que les marchés concernant les voitures des députés soient examinés.
Les membres estiment que les travaux parlementaires ne devraient pas s’arrêter aux dossiers déjà à l’étude. Ils attaquent enfin la manière dont fonctionne la législature actuelle, qu’ils décrivent comme « incolore, inodore, sans saveur ».
