Entre reprise des épreuves, notes calculées et dispositifs exceptionnels, plusieurs options existent chez Cambridge, mais l’institution souligne les limites d’une reprogrammation face au nombre de candidats concernés dans le monde.
Le Mauritius Examinations Syndicate (MES) et Cambridge examineront, ce mercredi, les options possibles pour les candidats du School Certificate (SC) et du Higher School Certificate (HSC) qui n’ont pas pu passer certaines épreuves le 13 octobre dernier en raison des émeutes. Alors que plusieurs examens nationaux ont déjà été reprogrammés, des professionnels du secteur recommandent que les candidats concernés puissent reprendre les épreuves annulées.
Au SC, les épreuves concernées sont Biology (Alternative to Practical), Biology (Practical Test) et Physical Education. Au HSC, il s’agit de History, Economics, Mathematics (Pure Mathematics 2), Mathematics (Mechanics) et Mathematics (Probability & Statistics 2).
Plusieurs dispositifs permettent à Cambridge de gérer les situations imprévues affectant les examens. En cas de crise dans un pays ou une région, l’institution indique travailler étroitement avec ses équipes régionales pour suivre l’évolution de la situation et anticiper ses éventuelles conséquences sur les examens à venir.
Parmi les mesures prévues figure la « special consideration », applicable aux sessions d’examens de mars, juin et novembre. Il s’agit d’un ajustement apporté après un examen pour tenir compte de circonstances défavorables ayant affecté un candidat, comme une maladie, un deuil, une blessure temporaire ou une perturbation survenue pendant une épreuve. Cambridge recommande aux responsables des centres d’examens de soumettre leur demande dans les délais prévus après la dernière épreuve concernée.
Cambridge peut aussi attribuer une note évaluée (« calculated assessed mark ») aux candidats qui ont manqué une composante d’un examen pour une raison jugée acceptable. Ce mécanisme permet d’attribuer une note à la composante manquée afin que le candidat puisse obtenir une note globale dans la matière et poursuivre ses études ou ses projets futurs. Selon l’institution, la méthode de calcul vise à ce que les candidats concernés ne soient ni avantagés ni désavantagés par rapport à ceux qui ont passé cette composante.
CIRCONSTANCES EXCEPTIONNELLES
Lorsqu’une école est fermée ou ne peut organiser les examens, les candidats peuvent, sous certaines conditions, passer leurs épreuves dans un autre lieu agréé comme centre alternatif. Cette possibilité nécessite une demande préalable et l’autorisation écrite de Cambridge.
Dans certains pays ou certaines régions où les examens ne peuvent avoir lieu, Cambridge peut également autoriser les centres à recourir à la méthode du « Portfolio of evidence » pour attribuer les notes des qualifications Cambridge IGCSE, O Level et Cambridge International AS & A Level. Cette option n’est envisagée que dans des circonstances exceptionnelles, lorsque toutes les autres solutions ont été examinées sans permettre aux candidats d’obtenir une note et qu’il reste suffisamment de temps aux établissements pour constituer les portfolios requis. Chaque centre doit alors soumettre, pour chaque candidat et chaque matière concernée, un portfolio comprenant trois éléments de preuve substantiels. Ceux-ci sont ensuite évalués par les examinateurs de Cambridge.
Malgré ces dispositifs, Cambridge précise qu’elle n’est généralement pas en mesure de reprogrammer les épreuves. L’institution reçoit régulièrement des demandes d’examens de remplacement ou de report de certaines épreuves de la part de pays ou de régions touchés par des événements indépendants de leur volonté. Elle invoque le caractère international de ses examens et le grand nombre de candidats concernés à travers le monde pour expliquer cette limite.
Le MES a déjà eu recours à des dispositions spéciales dans la gestion des examens du SC et du HSC. Pendant la pandémie de Covid-19, les candidats aux examens de Cambridge à travers le monde avaient bénéficié de mesures exceptionnelles, dont la « special consideration ». Lors des inondations de 2023, des candidats du HSC avaient également repris certaines épreuves, notamment en raison des enjeux liés aux bourses d’études attribuées à l’issue du secondaire.
