Donner aux jeunes des espaces d’écoute, de participation et de responsabilité pour consolider la paix sociale. C’est l’un des appels lancés par le Mauritius Council of Social Service (MACOSS) dans un communiqué signé par son président, Suraj Ray, ce mardi 20 octobre.
L’organisation, qui se félicite du retour au calme après les événements ayant perturbé la vie nationale, souligne la place des jeunes dans la construction de l’avenir du pays. « Aux jeunes, je tiens à dire que leur voix, leurs aspirations et leur énergie ont toute leur place dans la construction de notre avenir commun », affirme son président. Il estime qu’il appartient collectivement à la société de leur ouvrir des espaces pour être entendus, participer et exercer des responsabilités.
Le MACOSS appelle les citoyens, particulièrement les jeunes, à faire du vivre-ensemble une réalité concrète. Il évoque notamment l’entraide, une parole responsable, le respect de l’autre et un engagement positif au sein de la communauté.
Pour l’organisation, la consolidation de la paix passe également par la lutte contre l’exclusion et la réduction des inégalités. Elle préconise un accès équitable à l’éducation, à la formation, à l’emploi, aux services essentiels et à l’accompagnement social.
Le travail demeure, selon le MACOSS, une source essentielle de dignité. Face aux bouleversements que connaît le monde, l’organisation souhaite une réflexion collective sur le type de société à construire, dans un dialogue franc avec les jeunes et la société civile. Elle demande aussi une attention particulière aux personnes défavorisées et vulnérables, ainsi qu’à celles qui se sentent laissées à l’écart des perspectives de progrès.
Au-delà de la réparation des dommages matériels, le MACOSS estime nécessaire de rétablir la confiance et de retisser les liens sociaux. Il insiste sur le respect de la dignité de chacun, l’écoute et le dialogue, ainsi que sur le refus de la violence, de la stigmatisation et des discours qui divisent.
MACOSS invite enfin les autorités et leurs partenaires à renforcer les actions de proximité, à soutenir les familles et à encourager les initiatives citoyennes pour prévenir les ruptures sociales. Elle plaide pour un dialogue régulier entre les pouvoirs publics, la société civile, le secteur privé et les citoyens, afin que les réponses apportées correspondent aux réalités du terrain.
