Au Sénégal, Bassirou Sarr assure que les salaires et les acquis des agents publics restent prioritaires malgré les contraintes budgétaires. Le ministre auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé du Budget, a tenu ces propos lors d’un point de presse gouvernemental. Ces engagements s’inscrivent dans le suivi du pacte de stabilité sociale, que le président Bassirou Diomaye Faye a appelé à préserver lors de la remise des cahiers de doléances des centrales syndicales à l’occasion de la Fête du Travail.
Dans la santé, l’État prévoit le recrutement de 3 000 agents supplémentaires, après un premier contingent de 2 500 dont le coût annuel dépasse 14 milliards de francs CFA. Pour l’éducation, Mamadou Lamine DIANTE a annoncé 4 527 recrutements d’enseignants. Ces annonces prennent place dans une campagne plus vaste : près de 18 000 postes doivent être ouverts dans la fonction publique en 2026, pour un coût estimé à plus de 75 milliards de francs CFA, afin de renforcer les services publics et les secteurs stratégiques. PressAfrik rapporte également que les démarches sont finalisées pour intégrer les 500 premiers enseignants du supérieur, sur un total de 1 500 prévus.
Les indemnités de logement de 100 000 francs CFA par mois pour les personnels de l’éducation et de la santé ont été accordées par décret le 7 janvier. Plus de 13 milliards de francs CFA ont déjà été mobilisés. Une enveloppe supérieure à 8 milliards, inscrite dans la loi de finances rectificative, doit aussi soutenir le logement des contractuels de la santé, avec une consolidation annoncée d’ici 2027.
Le recrutement d’agents de santé s’accompagne d’un soutien financier aux entreprises : 490 milliards de francs CFA d’arriérés ont été réglés en 2025. Pour 2026, le ministre a mentionné une enveloppe de 300 milliards, ainsi que 269 milliards consacrés aux apurements fiscaux.
Alors que plusieurs régularisations administratives restent en cours, Bassirou Sarr a enfin réaffirmé sa disponibilité à dialoguer avec les centrales syndicales. Le maintien de ce dialogue est un enjeu du pacte de stabilité sociale, dans un contexte où l’État entend à la fois préserver les acquis des agents et renforcer les effectifs des services publics.
