Mbour, 15 oct (APS) – Le proviseur du lycée Demba Diop de Mbour (ouest), Ousmane Gueye, a plaidé, jeudi, pour le renforcement du dispositif de sécurité et des effectifs du personnel enseignant de cet établissement, confronté à des problèmes d’insécurité et à des difficultés de fonctionnement.
“Nous n’avons que trois gardiens et un agent de sécurité de proximité. Nous souhaiterions bénéficier de trois à quatre agents supplémentaires pour mieux assurer la sécurité des enfants”, a-t-il déclaré.
L’établissement scoalire a enregistré, l’année dernière, des incidents sécuritaires, notamment des agressions à l’arme blanche, d’après les informations reçues, selon lui, de son prédécesseur.
Il a également fait état d’un cas de suicide impliquant une personne étrangère à l’établissement qui s’y était introduite.
Face à cette situation, le proviseur a souligné la nécessité de renforcer le service de gardiennage, tout en saluant l’introduction du port de badges d’identification pour mieux contrôler les entrées et les sorties du lycée.
“Nous avons pu introduire le port de badges pour pouvoir identifier nos élèves et savoir qui entre et qui sort dans cet établissement”, a-t-il indiqué, précisant que “cette mesure a été mise en oeuvre avec l’appui des parents et des élèves”.
Ousmane Guèye a dit avoir exposé ces préoccupations à l’inspecteur d’académie, accompagné du préfet et du responsable de l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Mbour 1, qui étaientt venus s’enquérir du déroulement de la rentrée scolaire, le 12 octobre dernier.
Le proviseur a également évoqué la question des effectifs des enseignants, qu’il souhaite voir renforcer pour améliorer les conditions de travail et assurer le bon déroulement des enseignements.
Il a dans le même temps noté un manque d’enseignants dans plusieurs disciplines, notamment en physique-chimie, en anglais et en mathématiques.
Selon lui, deux postes de professeurs de physique-chimie, un poste de professeur d’anglais et un poste de professeur de mathématiques restent à pourvoir, à la suite de départs à la retraite non remplacés.
“L’établissement est également confronté à un déficit de personnel de surveillance, avec deux surveillants généraux partis à la retraite sans être remplacés”, a-t-il fait savoir.
M. Gueye a précisé que “cette situation a été portée à l’attention des autorités compétentes, qui ont promis de trouver des solutions temporaires et l’affectation de remplaçants pour combler les postes vacants”.
DS/ABB
