Fadilou Keïta, cadre à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et militant de Pastef-Les Patriotes, critique sévèrement les orientations économiques du gouvernement. Il charge le gouvernement, « les orientations ne sont pas bonnes…»
S’appuyant sur les chiffres de mobilisation des recettes publiques et les prévisions du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, il déplore « une contre-performance » qu’il attribue au « refus de mettre en œuvre les réformes du Plan de redressement économique et social (PRES) ».
Il estime que ces choix ont entraîné une « réduction des investissements publics » et dénonce une stratégie davantage dictée par des considérations politiques que par les impératifs économiques.
Dans son analyse, Fadilou Keïta rappelle les performances enregistrées en 2025 par la Direction générale des impôts et des domaines (DGID) et la Direction générale des douanes (DGD), dont les résultats auraient progressé respectivement de 307 et 103 milliards de francs CFA par rapport à 2024, soit un gain cumulé de 410 milliards.
Il oppose ces résultats à la situation présentée dans le PLFR 2026, où il évalue à 451,1 milliards de francs CFA le manque à gagner lié au PRES, dont 400,1 milliards de recettes fiscales et 51 milliards de recettes non fiscales.
Pour le militant de Pastef, cette situation a une conséquence directe sur l’investissement public, avec une réduction qu’il chiffre à 555 milliards de francs CFA, dont 315 milliards sur ressources internes.
Il s’interroge ainsi sur la pertinence des arbitrages budgétaires et sur le choix de privilégier un autre programme économique au détriment de ressources nationales qu’il juge mobilisables sans contraintes comparables.
« Refuser des ressources domestiques, accessibles sans contraintes, et courir derrière un programme qui offre moins que le PRES et qui est assorti de conditionnalités qui désaxent les impératifs de l’ANT, est un changement de paradigme », dénonce-t-il sur X.
Au-delà des chiffres, Fadilou Keïta remet en cause la cohérence de la politique économique et les motivations des décideurs. « Les orientations comme l’équipe ne sont pas bonnes », tranche-t-il, avant de conclure que « la logique qui drive les choix est politique ».
