Enfant, Bassirou Diomaye Faye suivait les Jeux olympiques sur une petite télévision à Ndiaganiao. Aujourd’hui, il doit proclamer l’ouverture des JOJ de Dakar depuis le stade de Diamniadio, le 31 octobre.
Dans cet entretien publié par dakar92, le président raconte qu’il avait douze ans lorsqu’il a regardé les Jeux de Barcelone, en août 1992. Il se souvient d’un concours de saut en longueur entre Carl Lewis et Mike Powell, sans connaître alors leurs noms ni l’histoire de leur rivalité.
Le président présente les JOJ comme un projet d’État, dont la continuité a été assurée malgré le changement de majorité et le report lié à la pandémie. Pour Bassirou Diomaye Faye, les JOJ doivent permettre aux enfants de suivre les compétitions sur place, plutôt que seulement à la télévision.
Interrogé sur la dépense publique, il reconnaît que les questions sur l’usage de chaque franc sont légitimes. Il souligne qu’une partie du financement vient du Comité international olympique et de partenaires internationaux. Il cite aussi, parmi les retombées attendues, la formation de jeunes à l’organisation d’un événement mondial et l’accès de sociétés sénégalaises à des marchés auparavant difficiles à obtenir.
Le chef de l’État dit vouloir que la réussite des Jeux se mesure aussi à ce qu’en retiendra la jeunesse. Il évoque l’espoir qu’une jeune Sénégalaise puisse, dans trente ans, dire que son parcours a commencé ce jour-là. En septembre 2026, il avait également demandé que les jeunes acquièrent des compétences et maîtrisent les métiers mobilisés par les Jeux ; 2 700 athlètes venus de 206 pays étaient alors attendus.
Dans son récit de Barcelone, Bassirou Diomaye Faye indique avoir appris le lendemain que Mike Powell avait battu le record du monde de Carl Lewis à Tokyo, l’année précédente.
