Mise à jour du 12 octobre à 8 h 03.
Après l’agression à l’acide d’Astou Pierre, les policiers signalent qu’aucune plainte de la famille n’a été enregistrée et qu’aucune réquisition médicale n’a été adressée par l’établissement lors de son admission. L’absence de réquisition pour autopsie a aussi été relevée par Le Soleil. Les autorités judiciaires se sont saisies du dossier après son retentissement médiatique ; la famille de la défunte et des responsables de l’hôpital ont été convoqués pour des auditions. Alioune Badara Gaye, principal suspect, aurait pris la fuite en Mauritanie, tandis que d’autres pistes le situent au Maroc.
Brûlée au troisième degré, Astou Pierre a succombé à ses blessures jeudi, après avoir été hospitalisée à Fann. L’agression à l’acide subie par Astou Pierre s’est produite en juin, sur son lieu de travail, à Dakar.
Badara G., son ex-compagnon et auteur présumé de l’attaque, est introuvable. L’Observateur, repris par Seneweb, rapporte qu’il avait rencontré la victime dans le restaurant où elle travaillait, avenue Bourguiba. Livreur à l’époque, il avait ensuite été intégré au cercle familial. Un proche le décrivait comme faisant partie de la famille.
La rupture aurait précédé les menaces, rapporte également leral. « Si tu ne m’épouses pas, tu ne seras la femme de personne », aurait-il lancé, selon L’Observateur. Les proches n’auraient pas pris ces paroles au sérieux avant qu’il ne se rende, en juin, sur le lieu de travail d’Astou Pierre, l’asperge d’acide puis prenne la fuite.
À l’hôpital Fann, la victime a lutté contre la mort. Un proche affirme que Badara avait aussi menacé de lui verser de l’acide sur le visage ; la famille avait alors fait installer un vigile devant la porte de sa chambre. Après le décès, des proches ont dénoncé un meurtre. Astou Pierre avait 40 ans.
