Le maintien du Grand Bal de Youssou Ndour à l’Accor Arena de Paris, malgré les tensions et les violences enregistrées en France, continue de susciter des réactions. Mamoudou Ibra Kane, journaliste, ancien directeur général d’E-Media et leader du mouvement citoyen « Demain, c’est maintenant », prend la défense de la star sénégalaise. Il estime que les critiques formulées contre la tenue du spectacle manquent de cohérence, au regard du maintien d’autres manifestations sportives sur le territoire français.
Dans une publication, Mamoudou Ibra Kane invite les détracteurs de Youssou Ndour à revoir leur jugement. Il s’appuie notamment sur le maintien des rencontres de Ligue 1 et d’autres événements sportifs organisés durant le week-end pour justifier sa position.
« Ceux qui reprochent à Youssou Ndour le maintien de son Grand Bal de Bercy malgré les émeutes doivent revoir leur jugement », affirme-t-il.
Pour étayer son argumentaire, le journaliste évoque également le choc entre le Paris Saint-Germain et le FC Barcelone, annoncé comme maintenu au Parc des Princes, malgré la pression exercée par un syndicat de police en faveur d’un report.
Selon lui, cette situation démontre que les circonstances sécuritaires ne justifient pas automatiquement l’annulation d’un événement.
« La pression exercée par un syndicat de police pour le report du match n’a pas fait plier le préfet de Paris », souligne-t-il, tout en précisant que la rencontre reste programmée, sauf changement de dernière minute.
Pour Mamoudou Ibra Kane, les critiques adressées au chanteur sénégalais doivent ainsi être réexaminées à la lumière de ces comparaisons. « Il faudra trouver d’autres arguments contre la tenue du Grand Bal samedi 17 octobre », lance-t-il, précisant avoir lui-même assisté au spectacle : « Bercy, j’y étais. »
Le leader de « Demain, c’est maintenant » apporte enfin une précision sur le contexte sécuritaire français. Il rappelle qu’aucun état d’urgence n’avait été décrété et qu’aucun couvre-feu n’était en vigueur le samedi concerné.
Il indique toutefois que des couvre-feux partiels et localisés ont été décidés le lundi, à la demande des préfets, selon les déclarations du Premier ministre français, Sébastien Lecornu.