Publié le: 21 octobre 2026 à 07:07
Pravind Jugnauth conteste la version présentée par la police dans son communiqué du 20 octobre concernant son interrogatoire dans l’enquête sur les équipements d’écoute. Dans un communiqué publié ce mercredi 21 octobre, l’ancien Premier ministre affirme que ce qu’il qualifie de « faussetés » sera contredit devant la justice, sur les conseils de ses avocats.
« Je n’ai aucune intention de polémiquer avec la Police ni de m’engager dans un débat juridique par voie de communiqué », déclare-t-il.
Il reproche également au Police Press Office un « manque de professionnalisme », accusant ses communiqués successifs d’être rédigés « pour induire la population en erreur ». Il demande à la presse de faire preuve de discernement face à ce qu’il qualifie de « fausse propagande ».
Cette réaction intervient au lendemain de son interrogatoire au Central Criminal Investigation Department (CCID), aux Casernes centrales. Assisté de Me Raouf Gulbul, Pravind Jugnauth a été entendu « under warning » pendant plus de quatre heures avant d’être autorisé à quitter les lieux.
L’enquête porte sur l’acquisition et l’utilisation présumées illégales d’équipements d’interception de données et de surveillance sous son mandat.
Dans son communiqué du mardi 20 octobre, la police affirme lui avoir présenté plusieurs documents relatifs à ces équipements, dont certains portant sa signature, ainsi que des photographies du matériel. Elle soutient que l’ancien Premier ministre et ses avocats ont reçu suffisamment de précisions sur les éléments faisant l’objet de l’interrogatoire et qu’il a continué d’exercer son droit au silence. Elle assure que l’enquête est menée de manière impartiale, dans le respect des principes d’équité et de l’État de droit.
Sur la question du droit au silence, les versions divergent. À l’issue de l’interrogatoire mardi, Me Raouf Gulbul avait déclaré que son client n’avait pas exercé ce droit. Il avait également insisté sur la nécessité d’avoir accès aux documents et aux pièces à charge afin de garantir une enquête équitable et transparente. Pravind Jugnauth avait, pour sa part, dénoncé une « tentative de manipulation politique claire ».
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