«Il faut avoir pitié du peuple sénégalais au lieu de lui imposer des fardeaux», a déclaré Ousmane Sonko, appelant à tenir compte des difficultés liées au coût de la vie.
La hausse du prix du carburant au Sénégal est entrée en vigueur le 15 août 2026, après plusieurs mois d’efforts publics pour contenir les tarifs de l’énergie. Le supercarburant a augmenté de 70 FCFA, à 990 FCFA le litre, et le gasoil de 75 FCFA, à 755 FCFA le litre. Cette hausse pèse directement sur les dépenses quotidiennes des ménages et pourrait aussi se répercuter sur les produits de première nécessité et les services, puisque l’énergie entre dans leurs coûts de production et de distribution.
Le gouvernement a justifié la décision par la crise internationale et la fermeture du détroit d’Ormuz. Les tensions sur les approvisionnements, liées à la guerre au Moyen-Orient et à cette fermeture, ont contribué à la pression sur les prix. Mais les écarts entre le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Mali s’expliquent aussi par les politiques propres à chaque État : fiscalité, subventions et plafonds de vente influent sur le prix payé à la pompe, selon les marges budgétaires disponibles.
Près de trois mois avant cette hausse, Ousmane Sonko avait été limogé de ses fonctions de Premier ministre. Lors de sa conférence de presse du 19 octobre, il a contesté l’explication des autorités, qu’il a qualifiée d’«arnaque» politique. Rewmi rapporte également ses critiques sur le niveau des taxes appliquées au Sénégal.
Pour le diesel, Sonko a situé le Sénégal au sixième rang des pays africains les plus chers, sur 40 pays, et au sixième rang en Afrique de l’Ouest, selon un décompte qu’il a présenté. Il a aussi affirmé que le carburant coûtait moins cher au Burkina Faso, malgré le passage par les ports sénégalais pour acheminer le produit. Pour l’essence, il a placé le Sénégal au 108e rang des pays les plus chers sur 170.
