L’ancien ministre Malick Gakou s’est prononcé sur la situation économique et financière du Sénégal, les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) et les débats autour de la transparence dans la gestion des deniers publics. Il a notamment insisté sur la nécessité de concilier les exigences des partenaires financiers avec les intérêts du peuple sénégalais.
Dette publique : une situation économique préoccupante
Malick Gakou a d’abord évoqué le poids de la dette publique, dont le montant, selon les chiffres avancés dans le débat, dépasse les 25 000 milliards de francs CFA. Il a également fait référence aux engagements non déclarés et à la dégradation des principaux indicateurs économiques.
L’ancien ministre a souligné les difficultés auxquelles le Sénégal est confronté, notamment en matière de remboursement de la dette et de mobilisation des ressources budgétaires. Cette situation, a-t-il estimé mardi sur Rfm matin, appelle à une analyse rigoureuse et à des décisions qui tiennent compte des contraintes économiques du pays.
Négociations avec le FMI : « L’intérêt du FMI ne peut pas être contraire à celui du peuple sénégalais »
Sur les discussions avec le Fonds monétaire international, Malick Gakou a défendu une approche fondée sur la préservation des intérêts nationaux. Pour lui, la conclusion d’un accord avec l’institution financière internationale ne doit pas se faire au détriment des populations.
Il a ainsi mis en avant la nécessité de trouver un équilibre entre les engagements du Sénégal auprès de ses partenaires et les attentes des citoyens, confrontés aux difficultés économiques et aux contraintes du pouvoir d’achat.
L’ancien ministre a également abordé le mémorandum conclu entre les autorités sénégalaises et le FMI, en soulignant l’importance d’un dialogue approfondi entre le gouvernement et l’Assemblée nationale sur les orientations retenues.
Gouvernement et Assemblée nationale : un dialogue nécessaire
Malick Gakou a insisté sur les responsabilités respectives de l’Exécutif et du pouvoir législatif dans la conduite des affaires publiques. À ses yeux, les questions liées au programme économique et financier doivent faire l’objet d’échanges sérieux entre les deux institutions.
Cette concertation lui paraît d’autant plus importante que les décisions prises dans le cadre des négociations avec le FMI sont susceptibles d’avoir des conséquences sur les finances publiques et sur les conditions de vie des Sénégalais.
