Dans un texte consacré à la gestion de la Radiotélévision sénégalaise (RTS), le PDG de Senxibaar, Alioune Diop, prend la défense du directeur général Pape Alé Niang, confronté à des revendications syndicales, notamment salariales. Il met en avant le règlement de plusieurs dettes, les mesures prises en faveur des agents et les dépenses engagées lors des compétitions sportives internationales. Il estime que la menace de boycotter les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) pour obtenir une hausse des salaires s’apparente à du « chantage ».
Alioune Diop monte au créneau pour défendre la gestion de Pape Alé Niang à la tête de la RTS. Dans une contribution consacrée à la situation de la télévision publique, le PDG de Senxibaar dresse un bilan qu’il juge positif de l’action du directeur général, en mettant en avant plusieurs engagements financiers et mesures sociales en faveur des travailleurs.
Selon lui, depuis son arrivée à la tête de la RTS, Pape Alé Niang s’est engagé dans une démarche visant à assainir la situation financière de l’entreprise et à restaurer la confiance avec les agents. Alioune Diop cite notamment le règlement d’arriérés dus à différentes structures sociales et professionnelles.
Des dettes et des arriérés mis en avant
Parmi les principaux dossiers évoqués figure celui de l’Institution de prévoyance maladie (IPM). D’après Alioune Diop, la direction précédente devait plus de 350 millions de FCFA à cette structure. Il affirme qu’un moratoire a été négocié et que cette dette doit être entièrement apurée d’ici novembre. Il ajoute que les agents ont retrouvé la possibilité de se faire soigner dans les structures sanitaires partenaires.
Le PDG de Senxibaar fait également état du remboursement de plus de 120 millions de FCFA dus à la coopérative des agents. Concernant les terrains de Diamniadio attribués en 2013, il indique que la direction a contribué au rapprochement entre le promoteur Pape Dieng et la coopérative, avec le paiement d’un chèque de plus de 3 millions de FCFA. La transmission du titre par la coopérative reste, selon son récit, nécessaire à la poursuite de la procédure devant aboutir à la remise des baux aux agents.
Alioune Diop évoque aussi le paiement de plus de 30 millions de FCFA d’ordres de mission impayés, de 27 millions dus à la mutuelle des travailleurs et de 92 millions de FCFA destinés aux retraités. Il affirme par ailleurs que le fonds commun des agents, doté de 200 millions de FCFA, est régulièrement alimenté depuis l’arrivée de Pape Alé Niang.
À ces mesures s’ajoutent, selon lui, deux avances accordées aux agents à l’occasion de la Tabaski.
La couverture des compétitions sportives en question
Dans sa contribution, Alioune Diop met également en avant la prise en charge des équipes de la RTS mobilisées lors des grandes compétitions sportives internationales.
Pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) organisée au Maroc, il affirme que 16 agents ont bénéficié de l’intégralité de leurs frais de mission, ainsi que du logement et d’un véhicule pour leurs déplacements. Il indique que des dispositions similaires ont été prises pour la Coupe du monde aux États-Unis.
En revanche, le financement de la couverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) constitue, selon lui, un point de tension. Alioune Diop soutient que la RTS n’avait reçu, au moment de la rédaction de son texte, aucune subvention de l’État pour cet événement. Il estime que la direction générale ne saurait, à elle seule, supporter une charge qui nécessite une décision de financement des pouvoirs publics.
Les revendications salariales au cœur du bras de fer
C’est sur la question des salaires que le PDG de Senxibaar se montre le plus critique à l’égard des syndicats. Tout en évoquant leur demande d’augmentation salariale, il affirme que sa satisfaction dépend d’une décision du président de la République visant à augmenter le budget de la RTS.
Alioune Diop considère ainsi que lier cette revendication à une menace de boycott des JOJ, alors que le financement de la couverture de l’événement ne serait pas encore assuré, relève davantage du « chantage » que du dialogue social.
Dans sa conclusion, il défend le bilan de Pape Alé Niang, auquel il attribue des efforts de redressement financier et d’amélioration des conditions des agents. « La bonne gestion, ce n’est pas le bruit. C’est le résultat », soutient-il.
