À Tivaouane, le suivi de la grève a été plus élevé dans l’éducation qu’à l’hôpital, mais les deux secteurs affichent une mobilisation limitée. Le mouvement de 72 heures du front syndical a commencé le mercredi 21 octobre 2026, dans un contexte de contestation qui s’est poursuivie après le vote des réformes du Code du travail et du Code de la sécurité sociale. Mody Guiro, secrétaire général de la CNTS, avait dénoncé un « passage en force » et annoncé la poursuite de la mobilisation.
Les chiffres officiels relayés par Le Soleil et leral font état de 29 % du personnel de l’éducation ayant répondu à l’appel. La grève à Tivaouane a concerné 21 % des agents de l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh, selon les mêmes données. Dans le secteur de la santé, l’alliance And Gueusseum a, de son côté, menacé de radicaliser sa lutte après une phase de grève de 48 heures, en attendant une réponse du gouvernement.
Le mouvement doit se poursuivre durant deux jours supplémentaires. À ce stade, les autorités locales et les responsables syndicaux n’ont pas réagi publiquement à ces chiffres.
