L’évaluation des politiques publiques et le suivi de l’exécution budgétaire doivent occuper une place centrale dans le travail des députés. C’est l’un des messages adressés par Ousmane Sonko à ses collègues lors de l’ouverture de la session ordinaire unique 2026-2027 de l’Assemblée nationale.
Le président de l’institution a rappelé que le rôle des parlementaires ne se limitait ni au vote des lois ni à l’autorisation des dépenses publiques. Les élus doivent également s’assurer que les ressources mobilisées produisent les résultats attendus.
« Une dépense peut respecter toutes les procédures et manquer tous ses objectifs », a-t-il souligné.
Pour Ousmane Sonko, la reddition des comptes ne consiste donc pas uniquement à vérifier la régularité des opérations financières. Elle suppose également d’examiner l’efficacité des dépenses, l’atteinte des objectifs annoncés et les corrections à apporter lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous.
Il a notamment insisté sur le rôle de l’Assemblée nationale dans l’évaluation de l’impact réel des politiques publiques. Cette mission doit permettre aux députés de confronter les engagements des autorités aux effets concrets des programmes sur la vie des citoyens.
Le président de l’institution a également appelé ses collègues à mobiliser pleinement les instruments de contrôle disponibles : commissions, questions écrites et orales, débats budgétaires et rapports des institutions de contrôle.
« Le vote du budget n’est pas le terme du contrôle, mais son commencement », a-t-il affirmé.
In fine, Ousmane Sonko invite les députés à faire du contrôle budgétaire un exercice continu, orienté vers l’efficacité de l’action publique et l’amélioration des conditions de vie des populations.
