SENEGAL-AGRICULTURE-COMMERCE
Richard-Toll, 14 oct (APS) –La section CNTS/FC de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) a plaidé mercredi pour une régulation du marché du sucre comme en bénéficient d’autres spéculations comme l’oignon, la pomme de terre et la banane, a déclaré le même jour son secrétaire général Amary Diouf.
‘’Tout le monde sait que le marché de l’oignon est bien régulé et qu’il n’y a pas d’importation d’oignons tant que la production locale existe’’, a déclaré M. Diouf, par ailleurs secrétaire général national adjoint de la CNTS/FC.
‘’Pourquoi le même dispositif n’est pas appliqué à la filière sucre ?’’, s’est interrogé Amary Diouf lors d’une conférence de presse du Collectif des organisations syndicales de la CSS.
Ces organisations syndicales ont fait savoir que la Compagnie sucrière sénégalaise est confrontée à une ‘’mévente de son sucre, évaluée à 50 000 tonnes, et à une prolifération des DIPA autorisant les importations de ce produit de grande consommation nationale’’.
‘’Depuis deux ou trois ans, les difficultés s’intensifient chaque année, de façon croissante, et nous ne pouvons pas rester sans rien dire’’, a expliqué Amary Diouf, estimant que ‘’ces difficultés impactent les travailleurs, notamment le maillon faible constitué par les saisonniers’’.
Selon le syndicaliste la situation est d’autant plus urgente que la prochaine campagne se profile à l’horizon, dans exactement un mois, soit le 15 novembre.
‘’Il est donc évident que ce stock, si l’on n’y prend garde, risque de s’ajouter à la production de la campagne 2026-2027’’, a prévenu M. Diouf.
‘’La CSS, qui est une compagnie extrêmement importante du point de vue industriel, la première entreprise en termes d’emplois privés et la deuxième après l’État, est un bijou qui doit être protégé’’.
‘’Nous demandons simplement qu’à chaque fois que la campagne commence, qu’on puisse nous permettre d’écouler notre production’’, ajoute-t-il.
Les syndicalistes disent avoir déjà rencontré le ministre du Commerce, Serigne Guèye Diop, avec qui ils ont constaté ‘’une convergence de vue sur la nécessité de réguler ce marché’’.
Ils disent ‘’attendre la traduction de cet engagement en actes et confient avoir pris langue avec plusieurs autres autorités, notamment le ministre de la Fonction publique’’.
AMD/MTN
