48 heures de grève ont été décrétées par les syndicats des personnels administratifs, techniques et de service (PATS) des universités publiques et des Centres des œuvres universitaires du Sénégal (COUD). La Fédération a annoncé cette mobilisation le 18 octobre 2026, faute d’avancées concrètes sur l’indemnité de logement.
La grève des PATS dans les universités vise à obtenir le respect de revendications sociales et matérielles. Le mouvement pourrait affecter le fonctionnement administratif ainsi que les services de restauration et d’hébergement des œuvres universitaires.
La fédération réclame depuis 2024 que l’indemnité de logement soit étendue à l’ensemble des PATS. François Babacar Touré a rappelé que le principe avait été retenu lors de précédentes concertations, dont un séminaire organisé à Saly. Il déplore que les engagements n’aient pas été concrétisés et reproche au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de privilégier de nouvelles négociations. Ces revendications et le mouvement annoncé ont été rapportés par thieydakar.
En septembre 2026, le décret n°2026-06, signé le 7 janvier, avait institué une indemnité mensuelle de logement de 100 000 FCFA nets d’impôts pour des agents de l’État jusque-là non couverts. Les PATS des universités et des centres des œuvres universitaires indiquaient cependant ne pas la voir apparaître sur leurs bulletins de salaire. Ils relèvent de ces établissements plutôt que de l’administration centrale.
Monsieur Seydou a salué la mobilisation des travailleurs et appelé à maintenir la pression. Il a dénoncé le fait que certains agents perçoivent l’indemnité tandis que d’autres, employés dans les mêmes institutions, en sont exclus. Il a aussi rappelé le rôle des PATS dans les secrétariats, les directions et les services administratifs des universités.
Pour défendre leur revendication, les syndicats mettent en avant le renchérissement du logement, particulièrement à Dakar. Selon le coordonnateur, des locations autrefois accessibles entre 50 000 et 60 000 francs CFA peuvent désormais atteindre 300 000 à 350 000 francs CFA.
La Fédération prévient qu’après ces deux jours, le mouvement pourrait être suivi d’une grève de 72 heures menée dans le cadre de la mobilisation des fédérations des centrales syndicales. Une évaluation est prévue à l’issue de cette étape pour décider des suites.
