L’ancien Premier ministre Amadou Ba appelle les institutions sénégalaises à trouver un compromis sur la loi de finances rectificative (LFR) 2026. Il met en garde contre les risques d’une confrontation politique prolongée pour les équilibres budgétaires, alors que les marges de manœuvre de l’État se réduisent.
La croissance pourrait tourner autour de 2 % en 2026, tandis que le Fonds monétaire international a ramené sa prévision pour le Sénégal à 2,2 %. Dans le même temps, les recettes fiscales reculent. La faiblesse de l’activité, le poids de la dette héritée et un environnement géopolitique instable accentuent la pression sur les opérations courantes de l’État.
Dans une déclaration intitulée « Appel à la responsabilité nationale », Amadou Ba interpelle le président de la République, le gouvernement et l’Assemblée nationale sur les conséquences possibles d’un blocage. Il appelle à un compromis entre les institutions afin d’éviter une impasse.
Son inquiétude porte notamment sur les subventions énergétiques. Dans sa déclaration relayée par xalimasn, l’ancien ministre des Finances avance que près de 540 milliards de francs CFA pourraient ne pas bénéficier d’une couverture budgétaire suffisante si la LFR n’est pas adoptée.
Il évoque le risque d’impayés et d’arriérés, ainsi que de nouvelles pressions sur les finances publiques. Il s’agit de conséquences redoutées par l’ancien Premier ministre, et non de difficultés déjà constatées. Dans un contexte de recettes en baisse, l’absence d’accord pourrait compliquer davantage le financement des dépenses de l’État.
Son appel intervient alors que le Sénégal mène des discussions avec ses partenaires financiers et ses créanciers. Amadou Ba souligne l’importance de décisions budgétaires cohérentes et d’une action publique prévisible dans ce contexte.
Il propose aussi la tenue d’Assises sur l’économie, une initiative qu’il affirme avoir déjà défendue lors du dialogue national.
